Moustapha Alou
Les graves, bruyants et malheureux évènements de la nuit du 28 au 29 août 2026, qui ont perturbé le sommeil des habitants de Niamey et de ses environs, troublé le calme, la quiétude qui planaient tranquillement sur la capitale, ne doivent être considérés que pour ce qu’ils sont : un intrigant et sombre mouvement d’humeur mené par quelques soldats perdus de la nation et qui tire sa source dans la manipulation, le désir de vengeance, les velléités de revanche, les vœux de refaire l’histoire, le rêve de refaire le monde, de certains esprits du dedans, du dehors, et leur sponsors néocolonialistes, habités par la haine depuis le 26 Juillet 2023.
Subséquemment, les révélations faites, avant-hier soir, par le Capitaine Roger Gabriel, Commandant de Compagnie au 1er Bataillon Parachutiste, doivent être entendues, comprises et considérées à leur juste valeur : une lumière sur une obscure saute d’humeur qui a fini par être un saut dans l’inconnu pour ses instigateurs qui ont compté sans la détermination des Forces de défense et de sécurité dont la volonté inébranlable et ardente de défendre les institutions, protéger la nation et sauvegarder la patrie est restée intacte.
A l’heure actuelle, quels en sont justement les instigateurs ?
Il y a, notamment, le Commandant MaiHatchi, les Capitaines Kader, Nassirou Issa, Abdoul Fatah, tous en service au BSR/COS.
Voici donc les officiers qui étaient à la tête des soldats en rupture de ban qui avaient attaqué la base 101 de Niamey, tiré sur leurs compagnons d’armes et tenté de faire rallier à leur funeste et obscure cause le Capitaine Roger Gabriel et ses hommes qui, sur le coup, dans le feu de l’action, avaient pensé que la base 101 était sous le feu ennemi, particulièrement d’un groupe terroriste.
Resté alerte, et après que son supérieur hiérarchique direct, le Commandant du Bataillon, lui a donné un aperçu clair sur la situation marquée par un affrontement entre le BSR/COS et la Garde Présidentielle, le Capitaine Roger Gabriel a intelligemment repoussé toutes les propositions faites par les animateurs de ce mouvement d’humeur qui cherchaient manifestement un appui pour assouvir leur sordide dessein.
Au stade actuel, quels en ont été les manœuvriers d’arrière -plan ?
Il y a d’abord le Colonel Hassane Adoum du Tchad qui a appelé le Capitaine Roger Gabriel deux fois dans la journée du 29 août 2026 pour s’enquérir de la situation exacte qui prévaut et pour informer son interlocuteur sur les préparatifs au Tchad d’une intervention militaire pilotée par les autorités tchadiennes et les forces spéciales françaises en vue d’appuyer les mutins, en difficulté, retranchés dans la Base 101 de Niamey.
Puis vient la famille du Président déchu le 26 juillet 2023, Mohamed Bazoum, « dont Zazia et Salim qui m’ont demandé quelle était la situation en me disant que certains partenaires étaient prêts à intervenir au profit de ceux qui étaient là-bas (Base 101) », révelera le Capitaine Roger Gabriel.
Dans l’échange qu’ils ont eu avec le Capitaine Roger Gabriel, les membres de la famille de l’ex-Président Bazoum ont évoqué le Président Béninois, les forces spéciales françaises stationnées en Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire et la CEDEAO parmi ceux qui étaient « prêts à intervenir » pour soutenir et appuyer les cerveaux de ce mouvement d’humeur.
Enfin, le Capitaine Roger Gabriel a été approché par Hamid N’Gadé, qui lui a donné toutes les assurances de la pleine et entière volonté de la France d’être aux côtés des soldats perdus de la nation nigérienne en difficulté avec le règlement militaire, l’ex-Colonel de l’armée nigérienne Seidina, le Chef d’Etat major de l’Armée de l’Air du Tchad lui confirmant l’imminence d’une agression de notre pays.
Voici donc les informations, renseignements et détails d’une extrême gravité, dont aucun n’a été démenti par les concernés. Curieusement, en lieu et place d’un démenti, certains se sont subitement trouvés une âme de prédicateur quelques instants après le témoignage fourni urbi et orbi par le Capitaine Roger Gabriel, levant un coin du voile sur cette intrigante saute d’humeur qui n’a pas fini de livrer tous ses secrets.
Moustapha Alou (ONEP)
