Moustapha Alou
En assumant la plus haute charge nationale et en lançant l’œuvre de construction d’un Niger nouveau, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a banni dans sa communication et ses communications de manière générale, les discours oiseux et promesses sans lendemains auxquels les tenants du pouvoir politique d’antan avaient habitué les Nigériens qui ne demandent, hier comme aujourd’hui, que des réponses concrètes à leurs attentes et aspirations somme toute légitimes.
C’est pourquoi, depuis maintenant trois ans, toutes les actions qu’il a entreprises pour le bonheur de son peuple, toutes les projections, planifications et programmations sectorielles, envisagées ou faites par l’Etat du Niger sont marquées par un réalisme de tous les instants. Pendant ce laps de temps, on a constaté avec enthousiasme que les actes posés, l’ensemble des tâches accomplies et les promesses tenues, qui sont du reste, vérifiables, ont changé la gouvernance de notre pays, orienté les objectifs et réorienté les ambitions nationales.
C’est justement dans le sillage de ce réalisme qui tient absolument compte de la réalité, des réalités nationales, des réelles aspirations des Nigériens et Nigériennes que le Conseil des Ministres réuni le 21 août 2026, sous la présidence du Président de la République, Chef de l’État, Président du Conseil des Ministres, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a examiné et adopté un projet d’ordonnance portant première rectification de l’ordonnance n°2025-44 du 31 décembre 2025, portant loi de finances pour l’année budgétaire 2026.
Cette modification de la loi de finances est rendue nécessaire pour prendre en compte de nouvelles donnes telles que la nouvelle configuration du gouvernement, l’évolution de la situation sécuritaire, les conséquences de la crise au Moyen-Orient, la suppression récente de certains services rattachés, la simplification du dispositif fiscal pour permettre une relance de l’économie et le développement du secteur aurifère au Niger, la nécessité de prendre en charge des besoins supplémentaires de certaines structures de l’Etat et la mise en œuvre du décret déterminant la tutelle technique de certains projets de développement.
Du réalisme à la souveraineté, il n’y a qu’un pas que le gouvernement a facilement franchi au cours de la même séance de travail à travers l’adoption de deux projets de décret dans le secteur des Mines.
Le premier projet de décret a été pris pour consacrer l’attribution du permis de Grande Exploitation Minière dénommé « In Azaoua » permettant la continuité de l’exploitation de l’uranium au Niger après la nationalisation de la SOMAÏR et la création, en lieu et place de cette dernière, de la société nationale TSUMCO SA.
Le second projet de décret est une réponse à une sollicitation de la société MAMICO pour la réattribution du permis MADAOUELA 1 qui a fait son retour au domaine public de l’Etat le 31 juillet 2024.
Au titre de cette réattribution, il est convenu notamment le paiement d’une redevance initiale forfaitaire de 10 millions de dollars US au profit de l’État, la contribution de la société au renforcement des capacités des agents de l’administration des mines et au développement local des collectivités impactées par le projet avec à la clé la création de mille (1 000) emplois au profit des jeunes Nigériens et la priorité accordée aux entreprises locales dans le cadre des prestations de service et de fournitures de biens durant la vie du projet.
Toutes ces décisions prises par le gouvernement résultent, en définitive, de la détermination des responsables de la Nation à gérer la cité avec réalisme et en toute souveraineté pour le bonheur des populations.
Moustapha Alou (ONEP)
