Commerce des produits saisonniers à Niamey : L’arachide fraiche, un produit très prisé par les sonsommateurs et une source de revenus pour les vendeurs

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Parmi les produits saisonniers prisés par les habitants de la capitale nigérienne figure l’arachide fraiche. En cette période des pluies le produit abonde actuellement dans les différents marchés de Niamey et même dans les quartiers où des jeunes détaillants munis de petites charrettes arpentent les rues pour vendre le produit. Quant aux jeunes filles qui s’intéressent à l’activité, elles font bouillir l’arachide qu’elles revendent ensuite par petit de sachets de 25 F CFA à plus.

Ce produit saisonnier est importé des pays voisins notamment le Nigeria ou le Bénin où la récolte a déjà eu lieu. Il va falloir attendre quelques mois après pour que les marchés soient inondés avec l’arachide produite au Niger en raison du décalage lié à l’installation de la campagne agricole entre notre pays et le grand voisin du Sud, le Nigeria.

Sur les différents marchés de Niamey, l’arachide est vendue en gros et en détail. Le marché à Katako constitue l’épicentre de la vente de ce produit saisonnier. M. Hamidou Souley, un commerçant grossiste explique que, l’arachide fraîche mise sur le marché actuellement provient du Nigéria. Le prix du sac varie en fonction de la maturité des gousses. C’est pourquoi, il est difficile de fixer le prix. «Aujourd’hui, le sac coûte à 22.000 FCFA et la tasse communément appelée la ‘’Tiya’’ se vend à 750 FCFA. Comme toute activité, la vente de l’arachide exige une bonne dose de patience tant les risques sont nombreux sans oublier le temps qu’il faut prendre pour la tamiser et pour le lavage des gousses avant la mise en vente», a expliqué M. Hamidou Souley.

Malgré toutes les difficultés, a-t-il confié, le vendeur arrive à tirer son épingle du jeu. S’agissant de l’affluence de la clientèle, Hamidou ne se plaint pas. «Je peux écouler deux à trois sacs par jour. Le produit est disponible partout sur le

marché. Pour avoir beaucoup de clientèle, il faut vendre l’arachide de qualité, c’est-à-dire, celle dont les gousses sont dans un état de maturité totale. Pour la différence entre les sacs, il suffit de comparer le poids et les prix. Avec la concurrence, l’idéal pour un commerçant, c’est de disposer d’un produit de qualité qui attire la clientèle. J’arrive à subvenir aux besoins de la famille grâce à la vente de l’arachide. Cette dernière peut être conservée pendant une longue période à l’état frais. Mais, nous ne disposons pas de moyens pour la conservation», a précise ce grossiste.

Souleymane est un élève en classe de 3ème profite chaque année de la période des grandes vacances pour faire du petit commerce. La vente de l’arachide est une activité rentable pour lui. «J’achète un sac ou demi sac pour aller vendre sous la forme grillée. Une fois que l’arachide est bien grillée, je la mets dans des petits sachets en plastique en raison de 25 F CFA. Les clients aiment l’arachide grillée et du coup mon affaire marche. A chaque recette, le bénéfice est systématiquement mis en épargne. Je retourne au

marché avec le même prix d’achat. Le bénéfice me permet d’acheter des fournitures et avoir un peu d’argent de poches pour la recréation», a confié le jeune collégien.

Selon une autre vendeuse d’arachide cuite, âgée de 19 ans qui a voulu gardé l’anonymat, la vente de ce produit permet d’avoir un peu de revenu pour sa famille ou pour constituer petit à petit son trousseau de mariage.

De toute évidence, ceux qui s’adonnent à ce commerce

tirent leur épingle du jeu. L’arachide est un produit saisonnier très prisé par les consommateurs. Sans compter qu’une fois séchée et transformée, l’arachide permet d’obtenir d’autres produits dérivés tout aussi prisés par les Nigériens notamment l’huile, le tourteau et surtout la pâte d’arachide communément appelée “Tigadagué”, fortement consommée par la population nigérienne soit dans les sauces ou en assaisonnement des feuilles de moringa (ou kopto).

NafissaYahaya (Stagiaire)