La table de séance lors des débats
Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la paix, la Fédération des Femmes du Développement, Aide et Action (FFEDAA) a organisé, le dimanche 21 septembre 2025 à Niamey, une conférence-débat placée sous le thème : « la paix à travers la culture ». Cette conférence a été animée par M. Ahamed Ahamadou du département programmation et suivi évaluation à la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix, en présence de la présidente du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP), des représentants de la HACP ainsi que de plusieurs participants.
À l’entame de cette conférence, le pénaliste Ahamed Ahamadou a développé trois points dans son intervention, à savoir le rôle de la HACP, l’importance la célébration de la journée internationale de la paix et certains mots clés liés à la paix à travers la culture. Il a ensuite rappelé que la HACP a été créé dans les années 1990 et elle a trois zones d’intervention, notamment les zones post-conflit, les zones à risque et les zones chaudes. « La HCAP est chargée de faire la médiation, de mettre en œuvre des projets pour la stabilisation afin de permettre aux communautés de dialoguer entre elles », a-t-il expliqué.

Évoquant l’importance de la célébration de la journée internationale de la paix, il a souligné qu’elle a été instituée par les nations unies qui ont fait de cette journée une journée internationale. « C’est un moment symbolique et une occasion pour le monde entier de s’unir et de s’engager en faveur de la paix, sans distinction de nationalité ou de culture », a-t-il dit.
Le pénaliste Ahamed Ahamadou a également abordé certains mots clés liés à la culture de la paix. « Il faut comprendre que la paix ne se limite pas à l’absence de la guerre. Elle s’enracine dans le climat de confiance et de climat social. La paix, c’est aussi le comportement dans la vie de toujours. La cohésion sociale est l’harmonie entre les différentes composantes d’une nation. Au Niger, notre cohésion sociale est marquée par une diversité d’ethnies et c’est un élément qui nous permet d’entretenir la cohésion sociale. La HACP joue sur ces questions pour mettre en œuvre ce projet », a-t-il relevé.
Auparavant, lors de l’ouverture des travaux de la conférence, la Présidente de la Fédération des Femmes du Développement, Aide et Action (FFEDAA), Mme Moumouni Mariama, a souligné que les femmes sont les premières actrices de la paix dans leurs communautés. « Notre fédération, en partenariat avec ces partenaires, met en œuvre des programmes visant à promouvoir des activités génératrices de revenus pour les femmes, à organiser des dialogues communautaires pour prévenir les conflits et à aider les enfants en situation de précarité, notamment les orphelins et les veuves », a-t-elle rappelé. Par ailleurs, Mme Moumouni Mariama a encouragé les femmes à continuer d’être les gardiennes de la paix et les architectes du développement. « La paix est un chemin que nous devons emprunter ensemble. Engageons-nous à construire un pays où chaque famille, chaque communauté vit dans la dignité et la sécurité », a-t-elle indiqué.
Yacine Hassane (ONEP)
