Le ministre Colonel Mahaman Elhadj Ousmane (centre) présidant la cérémonie d’ouverture de la conférence
Du 4 au 5 juillet 2026, le Cercle Indépendant de Réflexion et d’Actions Citoyennes (CIRAC), en collaboration avec le Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, a co-organisé, une conférence sur le thème ‘’la Souveraineté Alimentaire au Niger : défis, enjeux et perspectives’’. Cette rencontre de haut niveau a regroupé, à Niamey, des experts et autres acteurs du secteur agricole qui ont échangé autour de cette question cruciale pour la Refondation. L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane.
Plusieurs membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et ceux du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR) ainsi que les représentants des institutions, du corps diplomatique et des organisations partenaires ont assisté à la cérémonie d’ouverture.
Au cours de ces échanges, les participants se sont penchés sur des sujets comme le système agraire, la commercialisation et l’industrialisation, le financement agricole et l’agrobusiness, la politique, l’approche stratégique et la gouvernance, l’innovation et l’entreprenariat agricoles.

A l’ouverture des travaux, le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane, a reconnu que la souveraineté alimentaire ne peut être portée par l’État seul. Elle exige, a-t-il dit, une mobilisation nationale et « appelle l’engagement des producteurs, des éleveurs, des chercheurs, des collectivités territoriales, des institutions financières, du secteur privé, de la diaspora ainsi que de nos partenaires techniques et financiers ».
Le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane a indiqué que la souveraineté alimentaire n’est ni un slogan, ni une simple ambition sectorielle. « Elle constitue désormais un pilier essentiel de la Refondation nationale. En plus, l’agriculture est une exigence de sécurité nationale, un facteur de stabilité sociale, un instrument de souveraineté économique et un levier de dignité collective », a-t-il déclaré.
Le ministre Mahaman Elhadj Ousmane a également souligné la nécessité pour le Niger de bâtir un véritable pacte national pour la souveraineté alimentaire. Un pacte qui, selon lui, est fondé sur plusieurs priorités stratégiques à savoir la maîtrise de l’eau et le développement de l’irrigation, la mécanisation agricole adaptée aux réalités du Niger, une politique semencière intégrée et souveraine, la sécurisation foncière et halieutiques, le développement des filières porteuses végétales, animales et l’intensification durable des productions. A cela s’ajoute, a-t-il ajouté, la transformation industrielle locale, le stockage stratégique et la souveraineté logistique, l’innovation, la recherche et la digitalisation des services agricoles, l’accès au financement et aux assurances agricoles et la professionnalisation des acteurs et l’entrepreneuriat des jeunes.

Auparavant, le président par intérim du Cercle Indépendant de Réflexion et d’Actions Citoyennes, Dr Diatta Joachim, a expliqué que ces assises ont pour objectif de mener une réflexion collective et une action concertée pour sortir le Niger de cette dépendance virtuelle et repenser la politique agroalimentaire afin d’assurer un avenir alimentaire durable et autonome. « C’est pourquoi, nous devons produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons. Il est urgent de changer de paradigme par rapport à nos politiques d’affectation des ressources. Pour rappel, le monde rural c’est autour de 40% du PIB. Or, on ne peut lui allouer, selon certaines statiques, que 10 à 15% du budget national », a-t-il fait remarquer.
Lors de la cérémonie de clôture intervenue hier, dimanche 5 juillet 2026, le président par intérim du Cercle Indépendant de Réflexion et d’Actions Citoyennes a exprimé sa gratitude envers les participants pour leurs contributions aux débats. Plusieurs recommandations ont été formulées par les participants. Dr Diatta Joachim a assuré que ces conclusions ainsi que les plaidoyers issus des échanges seront transmises aux autorités compétentes.

Cette conférence s’inscrit dans les objectifs et la démarche du CIRAC qui consistent non seulement à relever et à analyser toute question d’intérêt national mais aussi et surtout à faire des propositions pour les pouvoirs les publics, les décideurs et même pour les citoyens. Le Cercle Indépendant de Réflexion et d’Actions Citoyennes (CIRAC) regroupe en son sein diverses compétences et des personnalités ayant des expériences avérées en matière de gestion publique et ou privée, de gouvernance, des experts dans divers domaines, etc.
Abdoulaye Mamane (ONEP)
