Dans toutes les casernes qu’il a visitées, le Chef de l’Etat a témoingé de la gratitude de la Nation aux Forces de Défense et de Sécurité ...
Les groupes armés terroristes, employant des mercenaires, avec un agenda impérialiste de déstabilisation, en perte de repères, tentent le tout pour le tout. Des coups d’éclats suicidaires volés en éclats, tels que les tentatives d’attaques contre les bases aériennes 101 et 401, et l’aérogare de l’aéroport Diori Hamani, à Niamey et à Tahoua, le recours aux Engins explosifs improvisés (EEI) et aux drones kamikazes, ils font face à un professionnalisme avéré des Forces de défense et de sécurité (FDS) nigériennes, après des réformes stratégiques et tactiques décisives.
Mobilisation Générale, institutionnalisation des organisations communautaires d’autodéfense (Domol Leydi), décentralisation des responsabilités au niveau des actes de commandement au profit des états-majors tactiques des opérations nationales qui ont désormais une certaine autonomie dans l’usage des moyens humains, matériels, logistiques mis à leur disposition, sont autant de paradigmes nouveaux qui ont pris forme ces derniers mois afin de rendre plus efficaces et efficients les efforts et anticiper les défis face à toutes les formes de menaces à l’intégrité du Niger et à la sécurité de sa population et de ses biens.
Dans les faits, les FDS engrangent des succès opérationnels en déjouant les attaques de flanc et en multipliant les offensives de sécurisation et de nettoyage, jusque dans les zones lagunaires, comme c’était le cas récemment avec l’opération ponctuelle « Bouwol » conduite du 7 au 12 juin 2026 conjointement par les unités de l’Opération Niya, déployées sur la rive droite du fleuve, dans la région de Tillabéri et celles de l’Opération Damissa, opérant sur la rive gauche, dans la région de Dosso, ainsi que l’opération « Borkono », une vaste offensive aéroterrestre intervenue en début d’année 2026 dans la région de Tillabéri, sur la rive droite du fleuve Niger, qui a permis de neutraliser des centaines de terroristes, d’interpeller des dizaines d’individus suspects, de démanteler et détruire plusieurs bases logistiques, des plots de ravitaillement et des sites d’orpaillage clandestins servant au financement des groupes terroristes.
Des incidents sécuritaires persistent et continuent de faire des martyrs, mais l’ascendant tactique et l’engagement patriotique des FDS à défendre l’intégrité du territoire national rassurent plus que jamais. Les attaques sont déjouées, les EEI sont détectés et neutralisés -une quinzaine rien qu’au cours des deux premières semaines de juillet 2026- les drones kamikazes sont abattus (deux dans la nuit du 13 au 14 juillet 2026, ayant visé une position des Forces de défense et de sécurité à Bouloundjounga), et les mercenaires sont traqués jour et nuit.
Les opérations de sécurisation des travaux champêtres se poursuivent normalement sur toute l’étendue du territoire concerné. Les opérations conduites sur les théâtres d’engagement permettent de maintenir une pression constante sur les groupes armés terroristes. Le Centre intégré de coordination des opérations (CICO) évoque régulièrement des démantèlements de bases et la neutralisation de mercenaires, des saisies d’armes, de munitions, de moyens roulants, de carburant, de vivres et divers équipements logistiques destinés à l’ennemi.
Lors de son entretien-bilan sur la télévision nationale en avril 2026, le ministre d’Etat, ministre de la Défense Nationale, le Général d’Armée Salifou Mody déclarait qu’en moyenne 23 000 hommes sont quotidiennement mobilisés dans les différentes opérations nationales de sécurisation du territoire national. Il a aussi indiqué que le ministère poursuit le recrutement, la formation et l’équipement des forces. Les formations concernent aussi bien la formation initiale que les formations spécialisées. A ce propos, le ministre d’Etat a souligné la création de l’Ecole de guerre et de l’Ecole des techniciens de l’armée de l’air. « Toutes ces formations sont dispensées au Niger, adaptées à nos réalités, à notre environnement ; cela pour avoir des cadres à même d’anticiper », précisait le Général d’Armée Salifou Mody. La formation s’accompagne ainsi de l’acquisition de moyens modernes et adaptés qui tiennent compte de l’évolution des technologies.
L’autre aspect des reformes et de la réorganisation de la défense nationale consiste à faire participer les communautés et tous les citoyens patriotes à la défense nationale. C’est ainsi que les communautés sont responsabilisées, une attention particulière est accordée à l’industrie de la défense et le ministère s’ouvre désormais à toutes les expertises nationales qui souhaiterait y participer.
Les autorités militaires décrivent la guerre imposée au Niger comme une guerre hybride associant des attaques contre des infrastructures stratégiques comme les aéroports (bases 101 à Niamey et 401 à Tahoua), le pipeline. Même si les mercenaires n’ont pas obtenu les succès escomptés, les commanditaires utilisent l’image, le symbole, pour peindre le pays. « Ils cherchent à montrer au monde que rien ne va dans le pays, que nos forces sont incapables d’assurer la sécurité », relevait le ministre d’Etat qui précise que le pays a vaincu les terroristes et qu’actuellement, c’est beaucoup plus des mercenaires qui sont recrutés et déployés. Le déguerpissement des populations et le vol du bétail participent de cette stratégie pour discréditer les institutions et les forces aux yeux des populations, inciter à une insurrection pour justifier une intervention des commanditaires.

Quoiqu’il en soit, les forces nigériennes s’adaptent, réagissent promptement, gardent le contrôle de la situation sur l’ensemble des fronts et anticipent les menaces. « Nous travaillons sur toutes les options, y compris celle d’une agression contre notre pays. Nous sommes préparés (…). Toutes ces manœuvres de déstabilisation visent à nous détourner de notre objectif de souveraineté, de ramener l’ancien système de prédation au profit de l’impérialisme. Mais le Sahel actuel n’est plus le Sahel d’avant », prévenait le Général d’Armée Salifou Mody. La sensibilisation sur la mobilisation générale dont le rapport de la phase d’organisation vient d’être remis au Chef de l’Etat ce 24 juillet 2026, vise, d’ailleurs, à expliquer aux citoyens que chacun peut, et surtout a le devoir de participer à la défense du territoire.
Le Niger n’est pas seul dans ce combat pour la souveraineté et la dignité des peuples sahéliens. C’est d’abord un mouvement d’ensemble et une solidarité à toute épreuve avec les deux autres pays de la Confédération des Etats du Sahel que sont le Burkina Faso et le Mali. Dans cette optique, la Confédération AES a mis en place la Force Unifiée. Cette force est opérationnelle, elle monte en puissance et son état-major est installé à Niamey. « Les Chefs d’Etat de l’AES ne lésinent pas sur les moyens. La Force Unifiée interviendra partout dans l’espace confédéral. C’est une nouveauté décidée par les Chefs d’Etat », souligne le Général d’Armée Salifou Mody. En plus de cette solidarité dans la défense du destin commun des pays de l’AES, le Niger entretient des partenariats avec d’autres pays respectueux de sa souveraineté, de ses choix stratégiques et de la diversification des partenariats.
Ismaël Chékaré (ONEP)
