A l’ouverture des travaux ...
La cité historique de Dosso abrite, depuis le 11 août 2026, un atelier de formation sur la commande publique au profit des conseillers et vérificateurs de la Cour des Comptes. Prévu pour une durée de dix jours, cet atelier vise à renforcer les capacités des corps de contrôle de l’Etat.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président de la Première Chambre de la Cour des Comptes, M. Oumarou Magagi Tanko, en présence du directeur général de l’ARCOP, M. Maïga Mahamadou Ali, du président du Conseil National de Régulation de la Commande Publique (CNRCP) et du secrétaire général de la région de Dosso, M. Mossi Mahamadou. Cette mobilisation illustre l’importance accordée par les institutions nationales et régionales à la transparence et à la bonne gouvernance.
Dans son allocution d’ouverture, M. Oumarou Magagi Tanko a rappelé que « la commande publique constitue à la fois un instrument essentiel de l’action publique et un levier de développement économique ».
Il a détaillé les étapes du cycle de la commande publique qui va de l’identification des besoins à la réception des prestations, tout en soulignant les vulnérabilités possibles : fractionnement des commandes, favoritisme, collusion, surfacturation ou encore insuffisances dans le suivi des contrats. Ces dérives, a-t-il averti, compromettent la qualité des infrastructures et la confiance des citoyens.

Il a insisté sur la nécessité d’une culture de conformité et d’intégrité, où la prévention occupe une place centrale. « Il ne suffit pas de constater une irrégularité une fois qu’elle est intervenue. Il importe surtout de pouvoir identifier les facteurs de risque et de mettre en place les mécanismes permettant de prévenir leur survenance », a-t-il martelé.
Enfin, il a encouragé les participants à tirer le meilleur profit de la formation, en mettant en avant l’importance de l’assiduité, des échanges d’expériences et de la rigueur professionnelle. Pour lui, le rôle du contrôleur ne se limite pas à constater les irrégularités : il doit analyser leurs causes et proposer des solutions pour améliorer la gestion des deniers publics.
Le directeur général de l’ARCOP, M. Maïga Mahamadou Ali, a, quant à lui, replacé la session de formation dans une dynamique nationale initiée par son institution. Il a rappelé que l’ARCOP organise régulièrement des ateliers destinés aux acteurs de la commande publique et aux corps de contrôle afin de renforcer leurs compétences et d’améliorer la réglementation.
C’est pourquoi, il a exprimé sa gratitude envers les autorités locales et la Cour des Comptes pour leur engagement. Il a surtout mis en avant la vision des autorités de l’État, en l’occurrence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, et le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, qui placent la probité et l’intégrité au cœur de leurs priorités.
M. Maïga a insisté sur le rôle stratégique de la commande publique dans la gouvernance nationale. Il a exhorté les participants à une participation active, en posant des questions et en formulant des remarques pour enrichir le débat. « Vos contributions doivent permettre d’améliorer significativement la réglementation de la commande publique », a-t-il déclaré.
Auparavant, le secrétaire général de la région, M. Mossi Mahamadou, a replacé la formation dans le contexte de la refondation de l’Etat engagée par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani et le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine. Il a affirmé que « la lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics et l’impunité constituent le socle de l’action du gouvernement actuel ».
La commande publique, mobilisant une part importante du budget national, doit être gérée avec exemplarité. Le secrétaire général a ainsi insisté sur le rôle de la commande publique comme « bras armé du développement », permettant de construire écoles, centres de santé et infrastructures routières.
Abdoul Moumouni Mahamane
ONEP-Dosso
