Moustapha Alou
En décembre 2023, au cours d’un entretien avec la presse, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani était largement revenu sur sa vision pour assurer la souveraineté de notre pays, restaurer la dignité des filles et fils de la Nation à travers une gestion rigoureuse, transparente et efficiente de l’exploitation du pétrole extrait du sous-sol nigérien.
Ce jour-là, le Chef de l’Etat a été clair : aucune pression, aucun chantage, aucune conjuration ourdie au-dedans, aucune combine orchestrée au-dehors, par une quelconque puissance étrangère, sous le manteau ou par procuration, voire à ciel ouvert, ne sauraient émousser l’ardeur et la volonté du gouvernement et du peuple nigérien souverain à exploiter à bon escient le pétrole ou toute autre richesse du sous-sol nigérien.
Il y a quelques jours, moins de trois ans, donc, après cette intervention du Président de la République, Chef de l’État, le ministre du Pétrole a donné à l’opinion un aperçu clair sur la dynamique de transparence engagée et les réformes insufflée au secteur pétrolier national, conformément aux ambitions de la Refondation et aux attentes légitimes du peuple nigérien.
Pour répondre aux aspirations du peuple souverain et mettre en œuvre la vision du Chef de l’État, le ministère du Pétrole a, d’abord, mené un diagnostic des problèmes structurels et conjoncturels qui minent le secteur, qu’il s’agisse de l’administration que de l’opérationnel, pour ensuite dégager une stratégie en vue d’optimiser les coûts, et enfin valoriser le contenu local.
S’agissant du contrat de partage de production, en cours actuellement avec la CNPC, le Niger, tirant les expériences amères d’une gouvernance pusillanime, est en train de se donner les moyens pour optimiser le montant qui est déclaré récupérable pour l’opérateur privé, puisque, de toute évidence, plus le coût des investissements est important, moins l’Etat gagne.
Les deux piliers des réformes engagées et de la dynamique actuelle dans le secteur du pétrole restent et demeurent « la nigérianisation » des postes qui induira une inclusion et le contenu local auquel, il faut le relever, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani tient fermement. Au demeurant, le gouvernement entend créer un fonds de développement du contenu local pour justement favoriser la participation des entreprises nationales dans le secteur à travers l’accès aux marchés entre autres.
En outre, un plan quinquennal de formation axé sur les perspectives de la « nigérianisation » des postes a été élaboré avec une définition claire des profils de formation, les besoins de formation par type et par profil.
D’ailleurs, avec l’appui du Président de la République, une ligne budgétaire permettra au ministère du Pétrole de recruter 100 personnels cette année.
Relativement à l’harmonisation de la grille salariale, au niveau de la SORAZ particulièrement, « une convention collective du secteur est en vue et la nigérianisation des postes est en cours et vise 90 à 100% des postes pour certains profils d’ici 2030 », annoncera le ministre qui est largement revenu également sur le code pétrolier nigérien et le code des investissements qui sont attractifs aujourd’hui.
Au cours de cet entretien, le ministre a fait un large tour d’horizon des projets du secteur tels que le complexe pétrochimique de Dosso qui est d’actualité, le bloc Bilma, avant de s’appesantir sur les efforts consentis par l’Etat pour protéger le pouvoir d’achat des populations.
Enfin, en termes de retombées directes, on note par exemple « Qu’en 2024, alors que l’exploitation du pipeline a commencé pratiquement au milieu de l’année, 224 milliards de FCFA ont été engrangés comme revenus directs au trésor, en 2025, c’est 453,8 milliards de FCFA de revenus directs au trésor »
Moustapha Alou (ONEP)
