La table de séance à l’ouverture de l’atelier ...
Le secrétaire général du ministère de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels, M. Maiga Harouna Mahamadou, a présidé, le jeudi 4 juin 2026, l’atelier de validation du rapport diagnostic de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels (EFTP) à Niamey. Réalisé grâce au financement de l’UNESCO, ledit rapport permettra de faire le point sur les progrès réalisés, les défis à relever et les perspectives futures en vue d’améliorer considérablement le système éducatif national et promouvoir le développement du Niger.
À cette occasion, le secrétaire général a rappelé l’importance du système d’enseignement et de formation qui constitue un levier de développement durable, apportant des solutions appropriées au chômage des jeunes et à l’actualisation de leurs compétences pour faire face aux nouvelles exigences du milieu professionnel. Il a également salué les efforts du Gouvernement du Niger pour garantir un enseignement et une formalité de qualité à la jeunesse à travers l’adoption de la stratégie 2022-2029 dénommée « Transformer l’EFTP pour des transitions réussies et justes ». Par ailleurs, il a exhorté les différentes parties à un examen approfondi du document dans l’intérêt de la jeunesse nigérienne et de la patrie. « Cet atelier n’est pas une simple formalité car des résultats de vos travaux dépend la qualité de la main d’œuvre de demain et surtout de l’avenir des générations futures », a-t-il dit.

La Responsable Antenne de l’UNESCO, Mme Assane Igodoe Aissata, a expliqué quant à elle que cet atelier s’inscrit dans un processus plus large de réforme et de modernisation de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels au Niger avec l’appui de l’UNESCO. « Depuis 2023, nous accompagnons les autorités nationales dans la révision de la politique nationale de l’EFTP adoptée en 2006 afin de mieux répondre aux défis actuels du développement des compétences, de l’employabilité des jeunes, de l’inclusion sociale et de la transformation économique du pays », a-t-elle rappelé. Elle a réitéré l’engagement de l’UNESCO à soutenir le Niger dans ses efforts pour renforcer le système de formation inclusif, adapté aux besoins du marché du travail et porteur de développement durable.
Pour sa part, le secrétaire général du Gouvernorat de la région de Niamey, M. Moussa Saley Zouzou Moctar, a indiqué que l’éducation est l’un des axes majeurs de la Refondation. « Il est de notre devoir impérieux de doter notre jeunesse des aptitudes cognitives et des compétences opératoires nécessaires à l’édification d’une économie diversifiée et compétitive », a-t-il mentionné. Il a aussi lancé un appel aux participants pour que leurs délibérations convergent vers des propositions structurantes et des orientations stratégiques mettant l’accent sur le développement endogène et l’héritage des générations futures.
Pour l’administrateur délégué de la ville de Niamey, le Colonel Boubacar Soumana Garanké, la thématique de cette rencontre revêt une importance capitale pour la jeunesse et le développement du Niger dans un contexte marqué par la Refondation. « Il est impératif de doter notre jeunesse des compétences techniques, professionnelles et entrepreneuriales nécessaires pour bâtir, conduire, innover et contribuer pleinement à l’édification d’un pays fort, prospère et souverain », a-t-il dit. Aussi, il a souligné l’importance de cette démarche qui revêt un caractère stratégique dans un monde en pleine évolution afin de bâtir un système de formation moderne, performant et résilient capable d’anticiper ces mutations et d’ouvrir à chaque jeune nigérien des compétences nécessaires pour contribuer pleinement au développement économique, social et à la construction d’un pays souverain et prospère.
Massaouda A. Ibrahim (ONEP)
