Abondance des produits sur la majorité des marchés de légumes au Niger
Selon le Système d’Informations sur les Marchés Agricoles (SIMA), les marchés horticoles affichent une tendance générale orientée à la baisse, quand bien même des variations contrastées persistent selon les produits. Les baisses de prix s’expliquent principalement par une amélioration progressive de l’offre qui vient désormais garnir plus abondamment les étals, renforçant ainsi la disponibilité des produits.
L’analyse du bulletin hebdomadaire de la semaine 32 du mercredi 6 au mardi 12 août 2025 a permis de constater que la banane assure une demande régulière et prévisible, permettant à l’offre de maintenir les volumes stables. Elle s’établit à 904 FCFA/kg. Toutefois, des disparités régionales subsistent à Maradi, où l’offre locale semble plus abondante et le prix descend à 500 FCFA/kg, tandis qu’il atteint 1.050 FCFA/kg à Dosso, traduisant des tensions d’approvisionnement localisées. Le citron a également enregistré une baisse de prix. Cette situation peut être attribuée à une production plus importante due à des conditions climatiques favorables. Il a chuté de 3%, s’établissant à 407 FCFA/kg. D’importants écarts de prix sont relevés entre les régions. La région de Dosso affiche le tarif le plus bas, soit 192 FCFA/kg tandis que les régions d’Agadez et Diffa enregistrent le niveau le plus élevé, soit 600 FCFA/kg, traduisant une disparité marquée dans la distribution du produit. Néanmoins, en glissement annuel, le prix moyen du citron a accusé une baisse significative de 15% par rapport à la même période en 2024.
Avec une offre accrue et une demande réduite, le prix moyen du chou pommé enregistre une baisse de 5% pour s’établir à 369 FCFA/kg. Cependant, d’importants écarts régionaux subsistent à Zinder, où l’offre est particulièrement abondante et le prix atteint un plancher de 208 FCFA/kg. En revanche, à Agadez et Diffa, le produit se vend jusqu’à 700 FCFA/kg en raison d’une offre beaucoup plus limitée. Par rapport à l’année dernière à cette même période, le prix moyen du chou pommé enregistre une forte baisse de 21%.
Quant à la courge qui enregistre une baisse de 6% de son prix, cette situation peut être due à une production abondante et une demande réduite. Elle se vend en moyenne à 240 FCFA/kg. Mais, des disparités régionales importantes sont observées, avec des prix variant de 125 FCFA/kg à Dosso à 400 FCFA/kg à Diffa, traduisant des différences d’approvisionnement ou de structure des marchés locaux. En comparaison avec la même période de l’année précédente, le prix moyen de la courge affiche néanmoins une hausse de 4%.
Pour le poivron frais, son prix exorbitant dépasse celui de la semaine passée de 5% se situant 1 129 FCFA/kg. Il reste toujours au-delà des attentes des consommateurs probablement à cause d’une faible production et d’une demande soutenue. D’importantes disparités régionales sont observées car, les prix varient fortement, allant de 600 FCFA/kg à Zinder, à un sommet de 1 800 FCFA/kg à Dosso, illustrant des écarts prononcés dans l’approvisionnement et la pression de la demande selon les zones. Le prix moyen du poivron frais enregistre une hausse notable de 59% par rapport à la même période en 2024.
Pour la pomme de terre, le prix moyen poursuit sa baisse enregistrant un recul de 5% cette semaine pour s’établir à 602 FCFA/kg. Néanmoins, de fortes disparités régionales persistent à Zinder où le kilogramme se vend autour de 400 FCFA grâce à la proximité des zones de production et à une meilleure accessibilité du produit. En revanche, à Diffa, le prix atteint 1 200 FCFA/kg, traduisant un approvisionnement plus difficile et une demande locale soutenue. Cependant, son prix moyen affiche un recul de 15% par rapport à la même période en 2024, confirmant une tendance baissière durable.
Le maintien de l’équilibre entre la production locale et les importations ainsi que celui de l’offre et de la demande ont contribué à une stabilité du prix de la tomate fraiche cette semaine. Ce prix se situe à 845 FCFA/kg. Les disparités régionales restent importantes, mettant en lumière, des inégalités d’accès au produit selon les zones. A Zinder, le prix le plus bas, fixé à 454 FCFA/kg, reflète une relative abondance de l’offre locale résiduelle. À l’opposé, le prix le plus élevé (1 712 FCFA/kg) est enregistré à Agadez, illustrant une tension notable où une forte demande se heurte à une offre insuffisante. En glissement annuel, le prix moyen de la tomate fraîche accuse une baisse de 6% par rapport à la même période en 2024.
Massaouda A. Ibrahim (ONEP)
