Sur ce collage-photos, quatre uniformes sont exigés pour le même mariage
Le mariage est une union sacrée entre deux personnes de sexes opposés qui est célébrée, selon la tradition et la religion, devant Dieu et devant les hommes dans la joie, l’harmonie. Pendant les célébrations des mariages à Niamey, on constate des dépenses ostentatoires qui frisent la morale, alors même que l’islam qui recommande le mariage n’admet pas le gaspillage sous toutes ses formes. Le gaspillage est devenu malheureusement monnaie courante lors des mariages. Il prend d’ailleurs des proportions inquiétantes dans la ville de Niamey.
Les dépenses ostentatoires pendant les mariages dans les centres urbains de notre pays défient la morale et amènent à s’interroger sur ce que recommande l’islam. Ce dernier prône la simplicité et la modestie dans la vie quotidienne, y compris lors des célébrations de mariage.
La religion encourage les couples à partager leur joie avec les autres et à être généreux envers les nécessiteux. La religion musulmane recommande aussi de faire les choses conformément à la Sunna du prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui). Les dépenses exorbitantes pour faire étalage de son opulence ne sont pas une bonne chose.
Aujourd’hui, le mariage est synonyme d’hémorragie financière pour les familles, surtout du côté de la jeune mariée. Les extravagances ont atteint leur paroxysme. Dès la remise de la dot, les folies dépensières commencent. La jeune mariée organise avec ses amies une petite fête au nom de ce premier pas. Cette situation prend beaucoup plus d’ampleur dans les centres urbains. Dans la capitale, les parents ne savent pas à quel saint se vouer avec ces dépenses inconsidérées. Les dépenses ostentatoires n’épargnent ni le côté de la jeune mariée, encore moins celui du jeune marié. Les deux familles sont submergées de dépenses du début jusqu’à la célébration du mariage avec une multitude d’uniformes : pagnes, tenues traditionnelles, lèches, Bazin, etc. Et pour se faire belle, la jeune mariée doit se rendre dans un salon de coiffure. Cette opération est appelée « make-up ». Pour couronner le tout, le petit déjeuner et le déjeuner du jour du mariage sont souvent servis par un service traiteur ; il en est de même pour le cocktail qui nécessite aussi de nouvelles dépenses.
Selon le témoignage de Mme Rahilatou, autrefois, le mariage était célébré en toute simplicité ; sans gaspillage ni des uniformes. « Juste après le mariage, la jeune mariée, accompagnée par une femme de confiance ou une parente de sa mère, est conduite chez son mari dans la discrétion et cela conformément aux traditions », a-t-elle expliqué.
Fatchima Mainassara (Stagiaire)
