Le comité technique du Programme PPCAS aura pour tâche d’actualiser les plans de lotissement
Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Colonel-major AbdoulKadri Amadou Daouda, a procédé, le vendredi 3 avril 2026 à Niamey, à l’installation officielle du comité technique chargé de la vérification des opérations de lotissement du Programme de Parcelles en Compensation des Arriérés de Salaires (PPCAS). Il s’agit d’apporter une réponse concrète aux attentes des agents publics, tout en soutenant la dynamique urbaine.
Dans son mot introductif, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat a rappelé que ce programme, mis en œuvre depuis 2001 dans un contexte particulier, a contribué à répondre à des préoccupations sociales majeures. « Toutefois, au fil des années, il a également engendré un certain nombre de difficultés que nous vivons aujourd’hui, notamment les doubles attributions de parcelles, les litiges fonciers persistants, les irrégularités dans certaines opérations de mutation, et des insuffisances dans la planification et la viabilisation des sites. Face à ces défis, il était devenu impératif pour nous d’agir avec rigueur, méthode et responsabilité », a-t-il déclaré.
Le comité installé, a-t-il poursuivi, a une mission essentielle. Il s’agit d’établir un état des lieux du Programme de parcelles en compensation des arriérés de salaires et aussi de proposer des solutions durables, justes et conformes aux textes en vigueur. Il devra établir un état des lieux exhaustif des attributions, identifier les situations de double attribution et de litiges, proposer des mécanismes de régularisation, contribuer à la sécurisation foncière des citoyens, et enfin formuler des recommandations pour améliorer durablement la gouvernance foncière. « Votre mission est technique, mais ses implications sont profondément sociales et politiques. Elle touche à la confiance des citoyens envers l’Etat, à la justice sociale, et à la stabilité de notre environnement urbain », a insisté le ministre.
C’est pourquoi, le Colonel-major AbdoulKadri Amadou Daouda attend des membres du comité de la rigueur dans l’analyse des dossiers, l’impartialité dans le traitement des situations, la transparence dans les procédures, et la célérité afin de répondre aux attentes légitimes des populations. « Le gouvernement vous apportera tout le soutien nécessaire à l’accomplissement de votre mission. Notre ambition est d’assainir durablement le secteur du foncier urbain et de renforcer les bases d’un développement urbain maitrisé, équitable et durable », a-t-il rassuré.
Selon le communiqué du ministère, entre 2001 et 2012, ce programme a permis la production et l’attribution de nombreuses parcelles dans la ville de Niamey, contribuant ainsi à l’apaisement du climat social et à la relance de certaines actions de développement. Cette réforme vise également à améliorer la viabilisation des sites concernés, notamment dans les zones comme Kobontafa, Baba Fandou, Tchangarey ou encore la route de Filingué, où les enjeux d’aménagement urbain restent importants. Au-delà du diagnostic, la mission du comité s’inscrit dans une perspective plus large : celle de la clôture définitive d’un dossier qui mobilise les services de l’habitat depuis plus de deux décennies. Il s’agira d’actualiser les plans de lotissement, d’identifier les parcelles non utilisées, de régulariser les situations litigieuses et de renforcer la coordination avec la ville de Niamey pour une meilleure gestion des actes fonciers.
Farida A. Ibrahim (ONEP)
