A l’ouverture des travaux de l’atelier
Le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, l’Association des Chefs Traditionnels du Niger (ACTN) et L’UNICEF organisent, du 13 au 15 octobre 2026 à Niamey, un atelier national de capitalisation de l’initiative « Sultanats et Cantons Amis des enfants », dénommée « Sarakay gatan yara ». La rencontre vise à renforcer le rôle des chefs traditionnels comme partenaires des pouvoirs publics et des communautés dans la promotion et la protection des droits de l’enfant.
Pour le secrétaire général adjoint du Ministère de l’Intérieur de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, M. Abdoulkader Garba Moussa, cette initiative vise à territorialiser les droits de l’enfant en impliquant directement les institutions. « En plaçant l’enfant au cœur de l’action des autorités traditionnelles, nous créons un mécanisme de protection de proximité durable, légitime et ancré dans nos réalités socio-culturelles », a-t-il indiqué.
M. Abdoulkader Garba Moussa, a rappelé que le but recherché est d’amorcer un processus rigoureux de capitalisation des acquis. « Il s’agit, pour vous les cadres centraux, régionaux et chefs traditionnels de documenter les bonnes pratiques issues du terrain, d’analyser les goulots d’étranglement réglementaires et opérationnels qui ont pu freiner l’action et de formuler des recommandations stratégiques pour assurer la pérennisation et le passage à l’échelle de cette initiative », a-t-il dit.
Le secrétaire général de l’ACTN, l’honorable Mohamed Sidikou, a indiqué que, dans l’œuvre de construction du pays, l’enfant constitue une richesse inestimable pour sa famille, sa communauté et toute la nation. Il représente l’avenir de la société et l’espoir d’un Niger plus stable, plus solidaire et plus prospère, a-t-il ajouté.
A ce titre, rechérit l’honorable Mohamed Sidikou, sa protection, son éducation, sa santé et son développement doivent demeurer une priorité absolue et une responsabilité collective pour tous. « De notre autorité morale, de notre connaissance approfondie des réalités socioculturelles, nous occupons une place privilégiée pour sensibiliser les communautés et encourager les familles à adopter des pratiques éducatives positives, prévenir les violences faites aux enfants et lutter fermement contre le mariage précoce et le décrochage scolaire », a-t-il souligné.

La représentante adjointe de l’UNICEF au Niger, Mme Ainhoa Jaureguibeitia, a affirmé que l’initiative “Sultanats et Cantons Amis des Enfants” est devenue progressivement une dynamique collective, mobilisant autorités traditionnelles, services techniques, collectivités territoriales et communautés autour d’une ambition commune de créer un environnement davantage favorable à la survie, au développement, à la protection et au bien-être de chaque enfant.
Cette expérience, a ajouté Mme Ainhoa Jaureguibeitia, confirme l’importance du leadership traditionnel associé à des approches participatives et multisectorielles. Selon elle, les progrès en faveur des enfants sont plus durables lorsque les communautés participent à leur conception, à leur mise en œuvre et à leur suivi. « Notre responsabilité collective est désormais de consolider les acquis et de faire de la participation communautaire un levier durable pour la protection et le bien-être des enfants », a-t-elle mentionné.
Zouladeini A. Razinatou (ONEP)



