M. Soumana Yacouba, SG du CGT (au centre) prononçant son discours
À l’occasion de la célébration de Journée internationale de la femme, célébrée chaque 8 mars, le Réseau des femmes de la Confédération Générale du Travail (REFEM-CGT) a organisé, le dimanche 8 mars 2026, une cérémonie dédiée à la femme nigérienne sous le thème « La femme source de la cohésion sociale à l’ère de la refondation ». Cette rencontre vise à mettre en lumière le rôle fondamental des femmes dans la cohésion sociale et le processus de refondation du pays.
Dans son allocution à la cérémonie de lancement des festivités, la présidente du Réseau des femmes de la Confédération Générale du Travail (REFEM-CGT), Mme Aichatou Harouna, a indiqué que les femmes ne sont pas seulement des bénéficiaires des politiques publiques, mais des actrices essentielles du développement, de la paix et de l’unité nationale. Elle a expliqué que le thème retenu cette année au Niger constitue à la fois un hommage et un appel à l’action et une invitation à porter un regard renouvelé sur la contribution essentielle des femmes au sein de la société, particulièrement dans le contexte historique que traverse le pays. « Depuis des siècles, dans nos communautés, la femme est ce lien invisible mais indestructible qui tisse la trame de notre société. Éducatrice, des premières années, elles transmettent les valeurs fondamentales telles que le respect, la solidarité, la langue maternelle et l’amour de la patrie », a-t-elle affirmé.
Pour la présidente du REFEM-CGT Niger, refonder l’économie implique de reconnaître et de soutenir le travail des femmes, notamment celles qui évoluent dans l’économie. « Nous ne pouvons pas demander aux femmes d’être le ciment de la nation si nous ne leur donnons pas les moyens de vivre dignement et en sécurité », a-t-elle déclaré. Mme Aichatou Harouna a insisté sur la nécessité de renforcer les actions visant à éliminer les violences faites aux femmes, à améliorer l’accès aux services de santé et à favoriser l’autonomisation économique des femmes. Elle a également plaidé pour une plus grande promotion des femmes aux postes de responsabilité, aussi bien dans la fonction publique que dans le secteur privé.
Abondant dans le même sens, le secrétaire général de la Confédération Générale du Travail (CGT), M. Soumana Yacouba, a indiqué qu’à l’ère de la refondation, le rôle de la femme en tant que gardienne de la paix apparait plus que jamais déterminant pour le développement de la société. Selon lui, la femme, par sa résilience et sa capacité de fédérer, est un véritable rempart contre les forces de dislocation sociale qui menacent toujours l’édifice national. « Camarades travailleuses, nous ne pouvons pas défendre spécifiquement les droits des travailleurs sans défendre les droits des travailleuses. Car nous le voyons bien dans le monde du travail que les femmes, souvent en première ligne des précarités subissent, plus durement les inégalités salariales », a-t-il souligné. Il a exprimé que célébrer la femme, c’est aussi célébrer la vie, car elle reste la force tranquille qui permet à la société de tenir debout malgré les tempêtes.
La cérémonie s’est poursuivie avec une conférence animée par Mme Gogé Maimouna sur le thème national de la journée.
Hafissatou Mounkaila
(Stagiaire)
