Le SG du ministère de l’Intérieur livrant ses impressions à l’issue de la visite
Le secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Commissaire Général de Police Ayouba Abdourahamane, a effectué, le vendredi 6 mars 2026, une visite d’inspection afin d’apprécier l’état d’avancement de la mise en œuvre du projet des nouveaux passeports et cartes d’identité sécurisés au Niger. C’est dans cette optique que le secrétaire général s’est rendu à la Direction de la carte d’identité, à l’École de la police ainsi qu’à la Direction de la surveillance du territoire (DST).
À l’issue de cette visite, le Commissaire Général de Police Ayouba Abdourahamane a affiché sa satisfaction quant au taux d’exécution du projet. Il a indiqué que cette mission s’inscrit dans le cadre des instructions du ministre de l’Intérieur visant à évaluer les progrès réalisés. « Nous sommes en train de suivre l’exécution de ce contrat avec la société Alitisal Aljadeed qui est à 85 % d’exécution. Pratiquement, tout le matériel est déjà en place. Le personnel technique est sur place ainsi que les agents concernés. Ce projet suit une feuille de route technique précise et est conforme à la vision du Président de la République. Les Nigériens recevront bientôt leurs nouveaux documents biométriques », a-t-il déclaré.
Auparavant, le secrétaire général s’était rendu au service central de production de la carte nationale d’identité biométrique où il a rencontré le directeur du service, le Commissaire Divisionnaire de Police Ahmed Ibrahim. Ce dernier lui a présenté les locaux ainsi que le projet de mise en place de la carte nationale d’identité biométrique du Niger. Selon le Commissaire Divisionnaire de Police Ahmed Ibrahim, ce projet vise à améliorer la sécurité et à faciliter les déplacements des Nigériens. Plusieurs parties prenantes collaborent à sa mise en œuvre et, depuis la signature du contrat, le taux d’exécution se situe entre 80 et 90 %. Il a également indiqué que cette carte biométrique intégrera plusieurs éléments, notamment les empreintes digitales, les données physiques du titulaire et un code QR crypté.
« La production se fera uniquement à Niamey et pour obtenir la carte, des documents tels que l’extrait de naissance et la preuve de nationalité seront requis. Les photos pour la carte permettront aux femmes religieuses de conserver leur voile. Le projet inclut également des innovations telles que l’identifiant unique. La carte sera utilisée pour les transactions et l’authentification des dossiers. Le coût de la carte est fixé à 4 500 francs. Le projet prévoit la production de deux millions de cartes par an sur cinq ans. Le calendrier de mise en œuvre prévoit des tests avec les autorités du Niger et une production de masse à Niamey, avec une extension progressive dans les grandes villes et les ambassades », a-t-il expliqué.
Le Commissaire général de police Ayouba Abdourahamane s’est ensuite rendu à l’École de la police, où est stocké le matériel informatique destiné au lancement des travaux de fabrication de ces documents biométriques.
Le secrétaire général du ministèr de l’Intérieur a bouclé cette visite à la Direction de la surveillance du territoire (DST), où il a rencontré le directeur dudit service, le commissaire divisionnaire de police Abdoulaye Mamane Mijinyawa. Ce dernier lui a présenté les innovations liées à la production des passeports biométriques au Niger, conformément au décret de décembre 2025.
Selon ses explications, ce passeport AES est conforme aux normes de la Confédération des États du Sahel-Niger et comprend notamment une page de données en polycarbonate offrant davantage de sécurité et de résistance. Les informations du détenteur sont gravées au laser, rendant toute falsification très difficile. Le décret introduit également plusieurs innovations, notamment la possibilité pour les femmes de se faire photographier avec un voile, ainsi qu’un passeport spécial Hadj destiné à faciliter les démarches administratives des pèlerins.
« Une procédure premium permettra d’obtenir un passeport en 48 heures moyennant des frais supplémentaires, mais uniquement pour les renouvellements. Les passeports actuels restent valides jusqu’à leur expiration avec la possibilité de les remplacer par les nouveaux modèles. Un communiqué officiel précisera ultérieurement les frais à payer pour obtenir le nouveau passeport », a-t-il déclaré.
Pour sa part, M. Djihad Bazini, ingénieur en informatique au sein de la société Alitisal Aljadeed, chargé de la conception de la carte et du passeport biométriques, a indiqué que ce projet est réalisé en partenariat avec une société locale. Il inclut également l’installation d’un centre de données sécurisées destiné à héberger les données biométriques des citoyens nigériens. Ce data center, a-t-il précisé, est situé à la DST et est relié à tous les centres de production de cartes sur le territoire national.
« La délivrance des passeports se fera sur ce site, mais les formalités pourront être accomplies à l’intérieur du pays. Le projet est conçu pour être extensible et inclut la formation d’équipes locales afin d’assurer le transfert de compétences. Il est réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé, avec des données appartenant exclusivement au Niger. Ce projet vise à renforcer la sécurité des citoyens et à faciliter l’accès à divers services. Il est également prévu de créer des emplois pour les Nigériens », a-t-il conclu.
Assad Hamadou (ONEP)
