Journée internationale de la sage-femme : Le ministre Idi Illiassou Mainassara rend un vibrant hommage aux professionnelles de la santé de la mère et de l’enfant

Société
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Le Niger, à l’instar de la communauté internationale, célèbre aujourd’hui 5 mai 2022 la journée internationale de la sage-femme. Cette année, la Confédération internationale des sages-femmes communément appelée ICM, fête ses «cent ans de progrès ». A cet effet, l’ensemble de la communauté mondiale des sages-femmes est invitée à honorer ce centenaire et à s’investir dans des soins de qualité pour améliorer la santé sexuelle et reproductive ainsi que la santé des mères, des nouveau-nés, des enfants et des adolescents/adolescentes. Dans le message qu’il a livré, à l’occasion de cette journée, le ministre de la santé publique, de la population et des affaires sociales, Dr. Idi Illiassou Mainassara a rendu un vibrant hommage à la profession combien noble de la sage-femme qui œuvre pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

En parlant de la sage-femme, l’image la plus courante qui nous vient à l’esprit est celle de soignante qui aide les femmes à accoucher. Pourtant, son métier recouvre bien plus que cela. En effet, en plus de prodiguer des soins pré et postnataux ainsi que pendant l’accouchement, la sage-femme fournit des services de planification familiale et de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus. Elle est également formée à la pratique des soins obstétriques d’urgence. Par le biais de conseils et d’informations, la sage-femme peut contribuer à prévenir les mutilations génitales féminines, soutenir les survivantes de violence basée sur le genre et proposer des services de santé reproductive aux adolescents/ adolescentes et jeunes.

Le ministre de la Santé publique reconnait que les sages-femmes exercent leur métier dans des conditions souvent difficiles. Le rapport publié en 2021 par l’UNFPA, I’ICM et l’Organisation mondiale de la santé et intitulé «État de la pratique de sage-femme dans le monde», qu’il cite, révèle que si les gouvernements investissaient dans ce corps de métier, on pourrait sauver 4,3 millions de vies chaque année d’ici 2035, en comptant les décès maternels et infantiles et les enfants mort-nés. «Ce groupe de professionnelles de santé, composé très majoritairement de femmes, pourrait en effet répondre à 90% des besoins de santé reproductive et prévenir 65% des décès maternels et infantiles», a soutenu Dr Idi Illiassou Mainassara. Selon lui, le rôle que les sages-femmes ont à jouer dans la réalisation des Objectifs de développement durable pour 2030 comme la réduction de la mortalité maternelle et la garantie d’un accès universel à la santé, et plus particulièrement à la santé sexuelle et reproductive, n’est pas à sous-estimer.

Depuis 1975 année de sa création, l’Association des Sages-Femmes du Niger s’était engagée dans la promotion des soins fournis par ses adhérentes et avec l’appui de ses partenaires à renforcer les compétences pour des prestations de qualité. Aujourd’hui, «tous les avis des décideurs et les partenaires s’accordent et reconnaissent le rôle de premier rang de la sage-femme dans le processus de réduction de la mortalité maternelle et néonatale», affirme le ministre de la Santé publique, de la population et des affaires sociales. C’est pourquoi, pour leur permettre d’exercer cette profession combien noble, le gouvernement du Niger a doté les sages-femmes d’un cadre règlementaire à savoir l’Ordre des Sages-femmes du Niger. Il s’agit là désormais du cadre de réglementation et de régulation de la pratique de la profession sur tout le territoire National. «Cet ordre qui est opérationnel sert d’interface et d’organe consultatif entre les pouvoirs publics et l’ensemble des membres en ce qui touche tout sujet concernant la profession», précise-t-on.

Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de la célébration de cette Journée Ainsi les sages-femmes Nigériennes traiteront, à travers des conférences, différents thèmes en lien avec leur quotidien dans les huit régions du pays. C’est ainsi qu’il est prévu une conférence à la Maison des jeunes Djado Sékou de Niamey sur la surveillance du travail d’accouchement et le post-partum ; une séance de don de sang ; le dépistage des lésions précancéreuses du col et du cancer de sein ; et une offre des méthodes contraceptives modernes de longue durée.

Ismaël Chékaré(onep)