Médecin Colonel-major Garba Hakimi
Le Niger a célébré le dimanche 14 juin 2026, la 22è édition de la Journée mondiale du donneur de sang sous le thème : « Une goutte d’humanité. Donnez du sang. Sauvez des vies ». À cette occasion, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le médecin Colonel-major Garba Hakimi, a livré un message dans lequel il a indiqué que cette journée vise à rappeler l’importance vitale du don de sang et à promouvoir une culture du don volontaire, libre et altruiste.
Pour le ministre Hakimi, cette journée constitue également une occasion de rendre hommage aux personnes qui donnent leur sang de manière volontaire et non rémunérée, en reconnaissance de leur geste silencieux, mais déterminant. Il a affirmé que le thème de cette année place l’humanité au cœur de chaque don de sang, en mettant en avant les valeurs de compassion, de solidarité et de bienveillance envers autrui. Pour lui, ce thème résonne fortement avec les valeurs de solidarité et de responsabilité collective et s’aligne sur l’esprit de la Journée mondiale de la santé, édition 2026, placée sous le thème : « Ensemble pour la santé. Soutenons la science ».
« Le don de sang combine le lien humain avec les systèmes et les pratiques qui rendent la transfusion sanguine sûre et efficace. Bien plus qu’un acte médical, il devient un lien vital qui nous unit et nous protège collectivement », a-t-il déclaré. Le ministre a ajouté que les objectifs de la campagne de cette année sont notamment de stimuler une croissance durable des dons de sang réguliers, volontaires et non rémunérés afin de garantir un accès équitable à un sang sûr et de renforcer la résilience des systèmes de santé. Il s’agit également de sensibiliser davantage au besoin crucial de dons de sang et de plasma ainsi qu’à leur impact vital, tout en inspirant une nouvelle génération de donneurs.
La campagne vise en outre à mettre en lumière la contribution essentielle des donneurs de sang à la santé et au bien-être des populations, tout en promouvant les valeurs de solidarité, d’humanité et de responsabilité collective. Elle entend également mobiliser les gouvernements et les partenaires au développement afin qu’ils investissent davantage dans les programmes nationaux de transfusion sanguine et assurent leur pérennité en vue d’un accès universel à une transfusion sanguine sûre.
Le colonel major Garba Hakimi a rappelé que le besoin en sang demeure permanent au Niger. La quantité de sang collectée en 2025 reste insuffisante pour satisfaire les besoins de nombreux patients en attente d’une transfusion sanguine sécurisée dans les formations sanitaires du pays. « Chaque jour dans nos hôpitaux et centres de santé, des femmes enceintes, des enfants souffrant de maladies graves, des victimes d’accidents ou de situations d’urgence ont besoin de transfusions sanguines pour survivre », a-t-il indiqué.
Le ministre a toutefois relevé que plusieurs stratégies ont été mises en œuvre afin d’améliorer la disponibilité du sang au Niger. Ainsi, entre 2023 et 2025, le nombre de donneurs de sang volontaires a enregistré une augmentation d’environ 49 %. Cette progression, a poursuivi le ministre, témoigne de l’efficacité des stratégies déployées, notamment la collaboration avec les associations scolaires et estudiantines ainsi qu’avec diverses organisations socioprofessionnelles à travers des programmes hebdomadaires de collecte de sang dans toutes les régions du pays. Ces actions reposent notamment sur la sensibilisation de proximité, le renforcement des capacités des acteurs, la digitalisation à travers la création d’une plateforme des donneurs et l’éducation communautaire.
Cependant, malgré ces avancées, la couverture des besoins nationaux en sang n’atteignait, selon le ministre, qu’environ 65 % en 2025. Face à cette situation, le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique poursuit le renforcement de ses stratégies en collaboration avec l’ensemble des acteurs concernés. Il a ainsi lancé un appel à tous les Nigériens afin qu’ils s’engagent davantage en faveur du don de sang volontaire, régulier et responsable.
Assad Hamadou et Aichatou Moumouni (ONEP)
