Le secrétaire général du Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi, M. Dounama Abdou, a procédé, ce jeudi 17 septembre 2026, à l’ouverture de deux ateliers réunissant des experts du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Ces deux rencontres qui se déroulent simultanément, à Niamey constituent un cadre pour les experts d’élaborer des documents sur la mobilité de la main-d’œuvre et la portabilité des prestations sociales des travailleurs dans l’espace de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
Ces deux ateliers permettront d’examiner les législations nationales, d’identifier les convergences et les différences entre les systèmes de sécurité sociale et de définir les mécanismes de coordination entre les institutions compétentes des trois Etats.
M. Dounama Abdou a, au nom des autorités nigériennes, encouragé les participants pour donner une portée particulière à ces rencontres. Il a mentionné que la tenue simultanée de ces deux rencontres constitue une opportunité pour l’économie dans l’espace AES, en ce sens qu’elle permet la circulation des compétences et répond aux besoins en main-d’œuvre des différents secteurs économiques. « La responsabilité qui vous incombe au cours de ces deux ateliers est donc particulièrement importante. Vous êtes appelés à traduire en instruments techniques et juridiques concrets, les orientations arrêtées au plus haut niveau de nos Etats. Pour que cette mobilité produise des effets positifs, elle doit être organisée, encadrée et sécurisée. Elle doit s’accompagner surtout de règles claires, transparentes et équitables, aussi bien pour les travailleurs que pour les employeurs et les administrations qui les emploient. C’est dans cette perspective qu’intervient le présent atelier consacré à l’élaboration de deux instruments pratiques et complémentaires » a déclaré M. Dounama Abdou.
Selon le secrétaire général du ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi, le premier instrument qui sera élaboré est le guide commun d’harmonisation des pratiques en matière d’embauche des travailleurs migrants dans l’AES. « Ce document va constituer un outil de référence pour nos administrations compétentes, nos employeurs et les différents acteurs intervenant dans le recrutement et l’emploi des travailleurs migrants. Ce guide contribuera à rapprocher les pratiques, à renforcer leur transparence et à promouvoir des conditions de recrutement équitables et respectueuses des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille », a-t-il précisé.
Quant au second instrument, à savoir le Guide pratique du travailleur migrant dans l’espace AES, il répondra à une exigence permettant à chaque travailleur qui se déplace dans l’espace confédéral de disposer d’une information fiable, accessible et harmonisée sur ses droits et obligations, les procédures administratives à accomplir, les institutions compétentes et les services auxquels il peut accéder. « Nos trois pays disposent de traditions administratives, de législations et de mécanismes institutionnels qui peuvent présenter des différences. Et celles-ci ne doivent pas être perçues comme des obstacles insurmontables, mais plutôt comme autant de richesses à confronter afin d’identifier les meilleures solutions communes » a ajouté M. Dounama Abdou.
Pour les délégations venues du Burkina-Faso et Mali, ces ateliers constituent une étape importante dans la mise en œuvre des orientations des chefs d’Etat. Ces ateliers donnent tout son sens à la devise « Un Espace, un Peuple, un Destin ». Ils ont pris l’engagement de donner corps à l’ambition portée par les Chefs d’Etat de bâtir une Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel plus forte, plus solidaire et davantage tournée vers le développement et le bien-être de ses populations.
Abdoul-Aziz Ibrahim (ONEP)
