Une vue du plateau dressé pour l’occasion
Dans un contexte où l’intelligence artificielle (IA) prend une place prépondérante dans la vie quotidienne des populations, la lutte contre la cybercriminalité se pose avec acuité. C’est conscient de cette situation que la Haute Autorité de Protection des Données à Caractère Personnel (HAPDP) a initié une série de conférence-débats dénommée ‘’atelier de la HAPDP’’ avec pour thème central: « Intelligence artificielle et Cyber criminalité». Cette série de conférences, démarrée le samedi 24 mai 2025 à l’ESCEP, a constitué un cadre de partage enrichissant entre experts et participants.
En effet, pour édifier le public sur les enjeux liés à la thématique, trois experts ont été conviés pour la circonstance. Il s’agit de Me Mamane Lawel Barry Mamoudou, Magistrat, docteur en Droit Public ; le Directeur de la Protection des Droits et sanctions à la HAPDP, Dr Barkawi Mansour, directeur Général de la Société GM Africa et président de la Communauté d’Intelligence artificielle du Niger et M. Abdou Malan Garba, juriste et spécialiste en Droit et Gestion Ethique. Chaque intervenant a abordé le thème en mettant l’accent sur les enjeux, les défis et les perspectives en matière d’Intelligence artificielle et de Cyber criminalité.
Ainsi, dans un contexte où la maitrise de la technologie reste mitigée entre ses avantages et ses revers, les experts ont insisté sur la nécessité de renforcer les stratégies de protection des données à caractère personnel. Malgré l’évolution rapide de la technologie, le Niger doit se donner les moyens pour être à l’ère de la technologie de pointe. Selon ces experts, il y a une urgence de se mettre au diapason de la technologie en mettant en place les infrastructures adéquates. Ils ont suggéré de protéger et surtout de légiférer sur toutes les questions relatives à l’Intelligence artificielle. «Ces outils sont basés sur des données. Il faut qu’il y ait une décentralisation d’accès à ces données. Il y a des données qui ne doivent pas être ouvertes. S’il n’y a pas cette décentralisation, on ne pourra pas développer nos propres algorithmes. On ne pourra pas développer nos propres réalités basées sur l’IA », ont-t-ils insisté.
Des étudiants et curieux, désireux d’en savoir plus sur l’impact de l’IA dans le domaine de la cybersécurité, ont posé des questions par rapport à l’utilisation des applications et les techniques de partage des données.
Abdoul-Aziz Ibrahim (ONEP)
