L’air du temps : Encore ces spéculateurs aux dents longues !

L'air du temps
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Commerçants véreux, surenchérisseurs sans foi ni loi, spéculateurs aux dents longues et au ventre bouffi, etc. Ces derniers temps, les consommateurs ne tarissent pas de qualificatifs pour indexer les ‘’artisans’’ de la flambée des prix sur le marché. Et ils n’ont pas tort ! En effet, ces derniers, qui font feu de tout bois, n’hésitent pas à sauter sur la moindre occasion pour s’adonner à leur jeu favori (surtout subtil) consistant à tirer sur toutes les ficelles pour faire emballer les prix des produits.

Depuis quelques mois, avec la crise en Ukraine en cours, tous les voyants sont au rouge sur le marché. Aussi curieux que cela puisse paraître, de Kiev à Niamey, ces gens ont trouvé le moyen de tisser et raccorder le fameux fil d’Ariane pour dérègler le système jusque dans nos marchés les plus reculés. Profitant de la flambée des prix du blé et d’autres produits importés d’Europe,   ils ont trouvé matière à assouvir leur boulimie du ‘’toujours plus de bénéfice’’. 

Si pour certains produits comme le pain, ça peut se comprendre, nul ne peut valablement justifier une envolée des prix de certains produits purement ‘’Made in Niger’’. Le dernier cas qui fait couler beaucoup d’encre et de salive concerne le prix du gasoil, un produit tiré des entrailles du sol nigérien et des vannes des usines de la SORAZ, à Zinder. Ayant sans doute eu vent de la flambée du cours des produits pétroliers en Europe et dans certains pays d’Afrique, certains amateurs du gain facile opérant dans le domaine n’ont pas résisté à l’envie d’actionner en sourdine les manettes de la pénurie, puis de la surenchère du gasoil. Fort heureusement, devant une telle incurie, le ministre en charge du Pétrole n’a pas hésité à réagir pour remettre de l’ordre dans le désordre qui a commencé à s’installer, le prix du gasoil à la pompe ayant amorcé une rapide tendance haussière au mépris de la réglementation des prix des hydrocarbures. Et pour se faire entendre de haute et intelligible voix, le ministre du Pétrole et son homologue du Commerce ont de sitôt rendu public un communiqué conjoint portant suspension immédiate de l’export du gasoil et rappeler à l’ordre les marqueteurs impliqués dans la spéculation.

Il était temps ! Car, sous peu, on allait aussi entendre les boutiquiers de nos quartiers invoquer, sans le moindre gêne, les répercussions de la guerre en Ukraine pour justifier une hausse mécanique des prix des légumes en provenance de Balleyara, du soumbala, du tiguadégué, voire même de notre fameux ‘’copto’’ en feuilles de moringa. Qui est fou !… Ne dit-on pas que l’occasion fait le larron ?

Assane Soumana(onep)