L’air du temps: Mort en vrai chef de guerre

L'air du temps
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Depuis le mardi 20 avril dernier, c’est une inextinguible amertume qui étreint le cœur de beaucoup d’africains suite à l’annonce de la disparition subite du Président Idriss Déby Itno, tombé sur le champ d’honneur en défendant, l’arme à la main, l’intégrité de son pays et l’inviolabilité de ses institutions. A vrai dire, la disparition de Déby n’a pas endeuillé que le Tchad, l’homme étant accepté par tous comme étant un de ces rares dignes fils de l’Afrique. A coup sûr, l’ombre du Maréchal du Tchad continuera de planer dans les salles au cours des Sommets et autres rencontres de haut niveau regroupant les dirigeants de la sous-région, voire du continent. Et ils seront nombreux les africains, jeunes et vieux, qui regretteront longtemps encore la perte de cet homme d’État très attentif aux problèmes qui assaillent les populations de sa patrie, des pays voisins, voire du continent.

Connu pour son rôle de Chef de guerre endurci et de leader de la lutte contre l’insécurité et le terrorisme, son principal cheval de bataille, le Président Déby n’hésitait pas à engager ses troupes dans les plus grandes batailles pour porter l’estocade à l’ennemi partout en Afrique, quand la situation devient très cruciale. C’est ainsi que, au Tchad tout comme dans d’autres pays de la sous-région, des contingents tchadiens ont été déployés pour combattre et défaire les groupes terroristes les plus redoutés. Car, pour ce ‘’grand maître de guerre’’, la préservation de l’intégrité de nos Etats (le Tchad et ses voisins) ne doit souffrir d’aucune faiblesse. Pour ce Chef militaire, et combattant jusqu’au bout des ongles, la paix ne se négocie pas, mais s’arrache par l’épreuve de force.

Depuis 1990 qu’il dirige aux destinées du Tchad en alignant des victoires contre différents groupes rebelles qui lui sont hostiles, il a fini par se forger la renommée d’un vrai Commandant en Chef, toujours aux premières lignes des combats pour la dignité. Et toutes les factions rebelles qui s’y sont frottées au fil des années l’ont appris à leurs dépens.

Par sa détermination à combattre (et à vaincre) les forces du mal, Déby a su prouver aux yeux du monde que, dans son cas, les vertus de la bravoure et de la témérité n’ont rien d’un mythe. Même les circonstances fâcheuses de sa mort tragique constituent en soi une épopée digne d’être relayée à la postérité. Et l’histoire retiendra que Déby fut l’un des rares Chefs d’Etat à descendre jusque sur le théâtre des opérations militaires pour y livrer combat. L’histoire n’oubliera pas non plus de noter que toute sa vie, il l’a vécue en guerrier, et qu’il est mort dignement, en vrai chef de guerre ! Tel était son destin. Il se plaisait à le dire et à le répéter lui-même. Car, ce triste sort, ‘’Déby le téméraire’’ l’acceptait d’un grand cœur…

Assane Soumana(onep)