Les Etats Unis et Trump agressent le Venezuela, enlèvent le président Maduro et font main basse sur le pétrole. En effet, il a suffi de quelques heures seulement pour que l’argument fallacieux avancé pour justifier cette opération illégale et illégitime, au regard du droit international, s’estompe.
Et c’est Trump qui annonce sans complexe, les objectifs d’une telle action. Désormais, le Venezuela ne vendra son pétrole qu’aux USA et le pays de Simon Bolivar et Hugo Chavez n’achètera que des produits américains. Ainsi en a décidé celui qui se considère comme le roi du monde. D’ailleurs, en a-t-il le choix, ce d’autant que depuis cette nuit fatidique du 02 janvier 2026, le Venezuela est, dans les faits, une colonie américaine.
Une situation qui rappelle incontestablement le fameux pacte colonial et les contrats léonins qui ont caractérisé, pendant plusieurs décennies, les rapports entre la France et ses anciennes colonies notamment d’Afrique.
Mais le plus intriguant dans cette tournure des relations inter-Etats, c’est le silence des grandes gueules européennes qui, depuis plus de trois (3) ans, font du tapage sur le conflit russo-ukrainien clouant au piloris la Fédération de Russie pour atteinte à la souveraineté de l’Ukraine. Cette intervention américaine a le mérite de révéler, une fois de plus, le ‘‘deux poids deux mesures’’ de l’invocation de certains principes dits universels et du respect du droit international.
Par ailleurs, la démarche Trump est détestable certes, mais, celle de certaines puissances comme la France l’est encore plus. En effet, si Trump a l’honnêteté de dire clairement qu’il a besoin du pétrole vénézuélien et qu’il va le prendre, certains dirigeants occidentaux maquillent leurs sombres objectifs sous les oripeaux d’arguments fumeux comme la défense de la démocratie.
C’est notamment le cas de ce qui est actuellement en œuvre dans les pays de la Confédération AES où ces anciennes puissances colonisatrices usent de tous les subterfuges pour justifier cette lutte acharnée pour l’accès aux énormes ressources stratégiques du Sahel face à l’arrivée de nouveaux acteurs.
Et, il est regrettable que ces puissances réussissent encore à embarquer une certaine élite politico-intellectuelle qui fait souvent preuve d’un zèle absolu dans la défense des intérêts étrangers plus que dans la promotion de la solidarité africaine, la préservation des relations de bon voisinage entre pays et celle des liens fraternels séculaires entre les populations.
Siradji Sanda (ONEP)
