Lors de la cérémonie de la journée de Redevabilité et d’échanges avec le secteur privé
Le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Abdoulaye Seydou, a présidé, le lundi 29 septembre 2025 à Niamey, la cérémonie de lancement de la journée de Redevabilité et d’échanges avec le secteur privé. Durant deux jours, les participants échangeront sur le thème : « enjeux, défis et perspectives pour un secteur privé compétitif et performant au service de la refondation et de la souveraineté économique ».
A l’entame de cette rencontre, le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Abdoulaye Seydou, a souligné que le contexte économique et géopolitique actuel impose à l’Etat de renforcer la résilience et de bâtir une économie forte, capable de répondre aux objectifs de la Refondation du pays. Selon le ministre, pendant ces deux jours, les discussions porteront essentiellement sur la contribution du secteur privé à la mise en œuvre de la vision du Chef de l’Etat, la relance du secteur du commerce et de l’industrie et la situation financière. « Ces thèmes ne sont pas que des points de discussion, ils représentent de réels défis que nous devons transformer en opportunités grâce à notre intelligence collective et notre détermination. Ces Journées de redevabilité sont un signal fort : le gouvernement vous écoute, le gouvernement est votre partenaire, et nous sommes prêts à agir ensemble pour le bien être de notre population », a-t-il déclaré.
Le gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Assoumane Abdou Harouna, a précisé que la souveraineté économique n’est autre que la réduction de la dépendance d’un Etat souverain aux financements et aux importations extérieurs. « Le secteur privé est celui qui regroupe toutes les organisations économiques qui sont gérées par des personnes physiques et morales qui ne relèvent pas de l’Etat. Ce secteur a pour essence la production des biens et des services. Vos stratégies et toutes vos politiques commerciales doivent avoir pour but final recherché, celui de la réduction de notre déficit commercial qui passe inévitablement par la régulation de notre marché intérieur et l’encouragement de l’émergence de l’initiative locale porteuse d’espoir et d’exigence en prenant en compte les besoins de nos populations », a-t-il souligné.
Auparavant, le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger, M. Moussa Sidi Mohamed, a indiqué que les échanges et discussions qui seront engagés au cours de ces deux jours contribueront certainement à mettre en place un cadre propice à la reprise des activités des entreprises et à l’instauration d’un climat des affaires qui devrait être le moteur du développement et le socle de la Refondation. « Je profite également de l’occasion pour réitérer mon appel aux opérateurs économiques afin qu’ils continuent de faire confiance à nos institutions bancaires, notamment à travers les opérations de dépôts. Ce geste contribuera, je suis persuadé, à assainir la situation de nos banques dont dépendent largement les activités économiques dans notre pays », a-t-il exhorté tout en réitérant ses vifs remerciements au gouvernement pour les efforts constants déployés pour accompagner le développement du secteur privé au Niger. Convaincu que la souveraineté se construit par la production locale, le Président de la Confédération Générale du Patronat du Niger (CGPN), M. Hassoumi Tahirou, a indiqué que leur rôle est d’être le fer de lance de la vision du Chef de l’Etat pour l’atteinte des objectifs d’indépendance économique. « Le Patronat nigérien est prêt à s’engager à fond. Nous sommes prêts à investir, à créer des emplois et à assumer notre part du fardeau national. Nous pouvons y arriver avec la facilitation et en partenariat avec l’Etat », a-t-il conclu.
Salima H. Mounkaila (ONEP)
