Lors de la réunion
Le comité régional de surveillance des décès maternels, périnatals et riposte (SDMPR) de la région de Niamey a tenu, le mardi 26 mai 2026, les travaux de sa première réunion dans l’enceinte de l’Hôtel de Ville. Cette rencontre présidée par l’administrateur délégué de la Ville de Niamey, le Colonel Boubacar Soumana Garantché, vise à transformer l’analyse des décès en actions concrètes pour sauver des vies dans une région où le ratio de mortalité maternelle reste alarmant.
Dans son discours, l’administrateur délégué de la ville de Niamey a rappelé qu’au Niger, le ratio de mortalité maternelle demeure alarmant, avec 509 décès pour 100 000 naissances vivantes, soit une femme qui perd la vie toutes les deux heures des suites de complications liées à la grossesse, à l’accouchement ou au post-partum. Plusieurs nouveau-nés succombent quotidiennement à des causes souvent évitables. « Ces chiffres nous rappellent la gravité de cette situation et ces statistiques ne doivent jamais être réduites à une lecture froide ou comptable », a-t-il dit.
Renforcer les mécanismes de prévention, a insisté l’administrateur délégué de la Ville de Niamey, c’est reconnaître à la femme nigérienne sa place centrale dans la stabilité familiale, la cohésion sociale, la transmission des valeurs et le développement du Niger. Il a indiqué que la mère nigérienne ne doit pas être vulnérable face à ce qui peut être prévenu, mais plutôt en être protégée, accompagnée, écoutée, et prise en charge avec dignité et efficacité.
Selon Colonel Boubacar Soumana Garantché, les avancées observées dans les efforts d’audit à Niamey mettent en évidence des disparités qui appellent à une action rigoureuse, cohérente et soutenue. L’amélioration du taux d’audit des décès maternels entre 2024 et 2025, a-t-il expliqué, illustre une dynamique encourageante de responsabilisation. « Mais nous devons aller plus loin et transformer l’analyse en décision, la surveillance en mécanisme permanent de prévention, la riposte en obligation institutionnelle, sans omettre de corriger les failles persistantes », a-t-il précisé.
En fin, les participants ont été sensibilisés, à travers une présentation des professionnels de la santé, sur la SDMPR, son évolution de 2024-2025, la surveillance des décès maternels et périnatals et sur les difficultés liées à la SDMPR.
Yacouba Moumouni (Stagiaire)
