Présentation de la cartographie nationale des services de lutte contre les VBG
La ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale, Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a présidé, le samedi 20 décembre 2025, la cérémonie de présentation des résultats de la cartographie nationale des acteurs et services de lutte contre les VBG. Une innovation sur laquelle le gouvernement peut se baser pour mieux identifier les services offerts et endroits couverts afin d’orienter les actions.
Le document de la cartographie, tel que présenté, retrace les différentes interventions menées à travers le pays dans le domaine de la lutte contre les VBG. Il a été élaboré à partir de formulaires remplis directement par les acteurs eux-mêmes. Pour la ministre en charge de la Population, cette cartographie constitue un outil stratégique qui permet à l’État d’identifier, de manière exhaustive, les acteurs, les services disponibles, les zones de couverture, ainsi que les insuffisances, afin d’orienter efficacement les politiques publiques et les investissements.
À travers elle, indique-t-elle, le gouvernement du Niger pose les bases d’une gouvernance renforcée du secteur VBG/PSEA. « Elle constitue un véritable instrument d’aide à la décision, de coordination et d’alignement des interventions, en cohérence avec les cadres nationaux, notamment la Politique Nationale de Genre et la Stratégie Nationale de Prévention et de Réponse aux Violences Basées sur le Genre et à l’exploitation et aux abus sexuels, ainsi qu’avec les engagements internationaux du Niger, notamment la CEDEF, la CDE, l’Agenda 2030 et les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations Unies, » a déclaré Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni.
La cartographie nationale des acteurs et services de lutte contre les VBG, a rappelé la ministre en charge de la population, est une réponse aux données issues de l’étude sur l’ampleur et les déterminants des Violences Basées sur le Genre réalisée en 2021 au Niger qui révèlent que ces violences demeurent une réalité, aggravée par les défis sécuritaires, humanitaires, climatiques et socio-économiques.
Peu après cette cérémonie de lancement solennel, la ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale a procédé à l’inauguration officielle de la cellule d’écoute et de référencement des plaintes, couplée à la ligne verte nationale FABA. Basé dans les locaux du Ministère, ce dispositif est un cadre de recours pour les victimes des violences basées sur le genre. Il dispose d’une ligne verte qui permettra à la victime d’appeler et déposer sa plainte. Il est également, note-t-on, un projet initié par des jeunes bénévoles nigériens.
Cette cellule d’écoute et de référencement des plantes, intégrée à la ligne verte nationale FABA, a indiqué Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, marque une étape déterminante vers l’accessibilité universelle des services de protection. La ligne verte, ajoute-t-elle, se veut un mécanisme national de proximité, inclusif et sécurisé, permettant aux survivantes, y compris dans les zones les plus reculées, d’accéder à une écoute attentive, à une orientation adéquate et à une prise en charge appropriée.
Le secrétaire général du gouvernorat de la région de Niamey, M. Moussa Saley Zouzou Moctar, s’est félicité de cette initiative, soulignant que la cartographie des acteurs et services de lutte contre les VBG n’est pas un simple document, mais un schéma directeur géo spatialisé de la capacité réactive du Niger. « L’initiative du programme FABA, portée par le Ministère de la Population, est une manifestation tangible de cette volonté politique de sanctuariser les droits des survivantes. Au cœur de cette disposition stratégique se trouve le CALL CENTER NATIONAL UNIQUE (Ligne Verte Gratuite), un dispositif technologique avant-gardiste destiné à devenir le point nodal de la prise en charge intégrée, » a-t-il salué.
Bachir Djibo (ONEP)
