446 km de routes rurales aménagées, 152 villages désenclavés et près de 420 000 Nigériens directement bénéficiaires : le Projet de Mobilité Rurale et de Connectivité (PMRC) achève sa mission au service des populations de Dosso, Tahoua, Maradi et Zinder
Conformément à sa vision de désenclavement des zones de production et d’amélioration des conditions de vie en milieu rural, le Gouvernement de la République du Niger, à travers le Ministère de l’Équipement et des Infrastructures (MEQ I), a conduit depuis 2019 le Projet de Mobilité Rurale et de Connectivité (PMRC). Arrivé à son terme le 31 mars 2026, ce projet, mis en œuvre avec l’appui financier de la Banque mondiale, aura permis d’aménager 446,306 km de routes rurales dans quatre régions du pays, ouvrant à 152 villages un accès route praticable en toute saison et améliorant durablement le quotidien de près de 420 000 personnes.

Ces résultats sont le fruit de la vision stratégique du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État, mis en œuvre sous la coordination de Son Excellence Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier Ministre, et sous l’impulsion du Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou, Ministre de l’Équipement et des Infrastructures, dont l’engagement constant a permis au PMRC de tenir ses objectifs au bénéfice des populations rurales du pays.
Un projet au service des populations rurales
Le PMRC répond à une ambition claire : rapprocher les populations rurales des marchés, des écoles, des centres de santé et des zones de production agricole. Le projet a été conduit par l’Unité de Coordination du Projet (UCP), sous la supervision du MEI, en lien avec la Direction Générale des Routes Rurales et les autorités locales. Son intervention a couvert 32 communes et 115 localités des régions de Dosso, Tahoua, Maradi et Zinder, autour de trois axes : l’aménagement des routes rurales, l’appui à leur entretien durable, et l’accompagnement opérationnel de sa mise en œuvre.
Des routes qui changent le quotidien, région par région
Dans la région de Dosso, les communes de Doutchi et Boboye bénéficient de plus de 104 km de routes réhabilitées, dont Bagagi–Soucoucoutan et Tasha Dagna–Lougou. À Tahoua, près de 39 km d’axes ruraux, dont Tsaouna–Inkinkaran et Ichirifan-Bagaré–Kao–Abalak, ont été remis en état et confiés à l’entretien courant des communautés. La région de Maradi, la plus densément desservie avec près de 119 km réalisés, relie désormais ses zones de production aux marchés de Guidan Roumdji, Tibiri et Dakoro. Enfin, la région de Zinder, intégrée en seconde phase, profite de nouveaux axes tels que Magaria–Dan Tchio–Jeke, vers la frontière du Nigeria. Au total, 152 villages jusque-là difficilement accessibles en saison des pluies disposent désormais d’une route praticable toute l’année.
Des retombées qui vont bien au-delà de la route
Le PMRC ne s’est pas limité à la construction de routes. Il a doté les villages traversés d’équipements structurants : 152 lampadaires solaires pour l’éclairage public, 9 points d’eau autonomes fonctionnels, près de 5 800 mètres de murs de clôture ainsi que 22 blocs de latrines au bénéfice des écoles et centres de santé. Le projet a également mis l’accent sur l’implication directe des communautés : 903 cantonniers, dont 197 femmes, ont été formés aux techniques d’entretien routier et organisés au sein de 137 Comités Villageois de Gestion et d’Entretien des Routes (CVGER), afin d’assurer, avec l’appui du Fonds d’Entretien Routier, une prise en charge locale et durable des ouvrages réalisés. Les enquêtes menées en mars 2026 confirment par ailleurs l’essor de la mobilité dans les zones concernées, avec une fréquentation en forte hausse sur plusieurs axes, portée notamment par les motocyclettes et l’animation des marchés hebdomadaires.

Au terme de son évaluation finale, la mise en œuvre du PMRC est jugée globalement satisfaisante par les autorités et les partenaires du projet. Quelques travaux, notamment certains aménagements connexes et ouvrages de confortation, restent à parachever ; leur finalisation sera assurée dans le cadre du Projet d’Amélioration de la Connectivité du Nord-Est du Niger (PACNEN), qui prend ainsi le relais pour poursuivre, sur d’autres territoires, l’engagement du Gouvernement en faveur du désenclavement des zones rurales et de l’amélioration des conditions de vie des populations.
