Etal de légumes au marché Dolé
Au cours du mois de juillet, certains légumes ont connu une hausse préoccupante de leurs prix. Sont concernés, des produits tels que la tomate, le concombre, le chou, l’oignon, le poivron, la pomme de terre, la carotte, l’ail et l’aubergine. Selon plusieurs revendeurs rencontrés le mardi 28 juillet 2026 au marché Dolé de Niamey, l’un des plus connus pour la vente de légumes, cette hausse des prix est principalement liée à la saison. Les consommateurs se plaignent de la cherté de ces produits indispensables dans la cuisine nigérienne.
Des commerçants, certains assis sous des parasols, d’autres exposés au soleil, le marché Dolé accueille de nombreux clients venus remplir leurs paniers, attirés par la disponibilité des légumes de toutes sortes.
Aminou Hama, commerçant spécialisé dans la vente d’oignon en gros et au détail, explique que ces produits proviennent de plusieurs régions du Niger et des pays voisins. « Actuellement, nous recevons surtout l’oignon du Nigeria. Le grand sac de 100 kilogrammes se vend à 45 000 FCFA et celui de 50 kilogrammes à 25 000 FCFA. Le petit sac rouge, communément appelé «pelé», se vend à 12 000 FCFA. Avant, le sac de 100 kilogrammes coûtait même 32 000 FCFA, mais ce n’est plus la période. La production d’oignon varie selon les saisons dans chaque pays », confie-t-il. Selon Aminou Hama, les autres pays produisent davantage que le Niger en raison des investissements en matériel agricole, engrais et surtout du fait des conditions climatiques plus favorables.
De son côté, Chaibou Souleymane, exerçant depuis cinq ans dans la vente d’aubergine et de gombo frais, explique comment il gère son activité. « Je me ravitaille à Harobanda, chez les Peuls. Au début, nous achetions le sac d’aubergine à 5 000 FCFA, mais aujourd’hui, le sac de 50 kilogrammes coûte 11 000 FCFA. Pour nous adapter au pouvoir d’achat des clients, nous faisons des tas à 250 FCFA et à 500 FCFA. Je peux réaliser un bénéfice de 3 000 FCFA sur un sac vendu », indique-t-il. Tourdjani Mahamadou, jeune commerçant spécialisé dans la vente de piment frais, constate au contraire une baisse des prix. « Le sac de 60 kilogrammes se vend aujourd’hui à 22 000 FCFA, contre 30 000 à 40 000 FCFA auparavant. Le piment du Niger est de meilleure qualité que celui du Nigeria, où les producteurs utilisent beaucoup d’engrais. Si vous achetez un sac nigérian sans réussir à le vendre rapidement, il risque de se gâter, tandis que le piment du Niger peut se conserver plusieurs jours », explique-t-il. La tasse est vendue à 1 500 FCFA, la demi-tasse à 1 000 FCFA et le seau à 2 500 FCFA. Toutefois, ces prix varient selon la disponibilité du produit. Abdou Razak Aboubacar, commerçant de poivron et carotte depuis dix ans, indique également une baisse des prix. « Chaque matin, je m’approvisionne auprès des grossistes du marché Dolé. Le sac de 100 kilogrammes coûte actuellement 40 000 FCFA, contre 45 000 à 47 000 FCFA auparavant. Nous revendons le seau entre 2 500 et 3 000 FCFA. Parfois, nous réalisons un bénéfice, mais il arrive aussi que nous ne gagnions rien », confie-t-il. S’agissant de la carotte « le sac coûte aujourd’hui
45 000 FCFA, contre 12 000 à 20 000 FCFA auparavant. Je fais des petits sachets à 250 FCFA et à 500 FCFA », affirme-t-il.
Pour sa part, Habibou Souley, jeune revendeur de tomate, constate une baisse du prix de la tomate, principalement importée du Nigeria. « Je me ravitaille au marché Dolé. J’achète la caisse Kila à 30 000 FCFA, alors qu’elle coûtait auparavant entre 38 000 et 40 000 FCFA. Les prix ont baissé parce que la tomate est désormais disponible un peu partout. Nous faisons des petits tas à 500 FCFA et revendons la grande caisse à 7 000 FCFA. Je peux vendre deux à trois caisses par jour », indique-t-il.
Rabi I. Guero (ONEP)
