Au cours de la plénière
Les travaux de la première session ordinaire au titre de l’année 2026 du Conseil Consultatif de la Refondation se sont poursuivis ce mercredi 22 juillet 2026, en séance plénière sous la présidence de Dr Mamoudou Harouna Djingarey. A cette occasion, la ministre de l’Energie, Pr Amadou Haoua, a présenté à la plénière la Politique énergétique nationale.
La communication de la ministre de l’Energie s’est articulée essentiellement autour de cinq points, à savoir la Politique énergétique national et les projets structurants, la réforme énergétique, accès à l’électricité et producteurs indépendants, les perspectives de l’ARSE pour les quatre prochaines années, la production, le transport et la distribution de l’électricité par la NIGELEC et les défis du secteur.
Il ressort des exposés que la politique énergétique en vigueur au Niger est basée sur le « Document de Politique Nationale de l’Electricité (DPNE) », adoptée en 2018. Suite à des nsuffisances constatées avec cette dernière, le ministère a élaboré une Politique Nationale de l’Energie (PNE-Niger 2026-2035) qui est actuellement en cours d’adoption. Cette nouvelle politique vient résoudre des problèmes tels que la faible valorisation des potentiels énergétiques dont dispose le Niger.
Elle s’articule autour de l’exploitation des ressources énergétiques de cuisson, l’électricité et l’amélioration de la gouvernance du secteur. Ainsi, comme projets structurants qui permettront la concrétisation de la politique, l’on note, le Barrage de Kandadji, le complexe énergétique de Salkadamna, et d’autres projets en cours et programmés tels que le projet de central solaire de Diffa et le projet de construction de la ligne d’interconnexion SONICHAR-SORAZ.
Dans un second lieu, la ministre en charge de l’Energie s’est penchée sur les réformes engagées par le gouvernement depuis 2024 dans le secteur énergétique. A la tête de ces réformes, l’adoption d’une nouvelle ordonnance portant Code de l’électricité en Avril 2026. Ensuite, l’adoption en cours, de la Politique Nationale de l’Energie (PNE-Niger 2026-2035), qui donne une orientation renouvelée à l’ensemble du secteur et la récente réforme de nationalisation de la NIGELEC.
Pour améliorer l’accès à l’électricité, Pr Amadou Haoua a indiqué que le gouvernement poursuit la mise en œuvre de la Stratégie Nationale d’Accès à l’Électricité. En ce qui concerne les producteurs privés, elle a déclaré que l’État ouvre le secteur, de manière encadrée, aux producteurs indépendants d’électricité, contribuant ainsi à l’accroissement de l’offre nationale.
Pour le troisième point qui concerne les perspectives de l’ARSE pour les quatre prochaines années, présenté par le directeur général de l’institution, l’on retient le plan stratégique 2027-2031 articulé autour de la consolidation des cadres stratégiques, la surveillance du marché national énergétique, le renforcement du traitement du consommateur et le renforcement du partenariat.
Le quatrième point qui a tourné autour de la production, le transport et la distribution de l’électricité par la NIGELEC a permis de présenter les différentes composantes avec détail aux conseillers, en l’occurrence l’ensemble des champs d’action de la société et les productions nationales. Il ressort de cette communication que la capacité d’approvisionnement de la zone s’élève à 324,4 MW, composée d’une production interne de 224,4 MW et d’une importation de 100 MW. En termes de défis auxquels fait face le secteur, la ministre de l’Energie a soulevé la question du financement et le défi de la gouvernance.
Dans la phase de questions et réponses qui s’en est suivie entre la ministre et les conseillers du CCR, plusieurs préoccupations ont été soulevées. Il s’agit de l’éternisation de certains projets clés, les longs délestages dans certaines régions du pays, la cherté de l’électricité et l’électrification de plusieurs localités dans le besoin absolu. En termes de recommandations, les conseillers ont proposé des pistes de solutions et projets pour pallier aux différents problèmes auxquels est confronté le secteur énergétique.
En donnant la parole aux différentes structures sous tutelles, la ministre de l’Energie a apporté des éléments de réponses aux préoccupations exprimées. Enfin, elle a rassuré quant à une prise en charge adéquate de ces questions à travers des projets portés par l’Etat nigérien et ses partenaires.
Bachir Djibo (ONEP)
