Point de presse au ministère en charge de la Santé Publique : Des précisions relativement à la question de la gratuité des accouchements assistés

Société
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Le ministère de la Santé publique, de la population et des affaires sociales s’est prononcé hier après-midi concernant le débat né sur les réseaux sociaux autour de la suspension, par les autorités, de la fin de la gratuité des accouchements assistés dans les formations sanitaires publiques. Lors de ce point de presse animé par le Secrétaire général dudit ministère, M. Ranaou Abaché, les autorités sanitaires ont réfuté les allégations entretenues autour de la circulaire N° 006277 du 14 décembre dernier et rappelé les nombreuses actions entreprises pour assurer et renforcer la gratuité des soins dans les formations sanitaires publiques.

Dans son intervention, le Secrétaire général du Ministère en charge de la Santé publique a expliqué que les accouchements assistés n’étaient pas pris en compte par la gratuité initiale de 2006. C’est pourquoi, a-t-il indiqué, le Gouvernement a négocié et obtenu auprès de la Banque Mondiale le financement du Projet d’appui à la Population et à la Santé (PAPS) qui comporte plusieurs composantes dont la gratuité des accouchements mise en œuvre en 2020 dans 7 régions du pays et qui doit prendre fin le 31 décembre 2021. «Voilà la justification de la lettre de rappel en date du 14 décembre 2021, notifiant aux directions régionales de Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales concernées, la fin du Projet PAPS pour dispositions à prendre, sans que cela n’affecte la politique de gratuité des soins qui reste toujours en vigueur»», a-t-il dit.

Pour davantage renforcer la gestion de cette gratuité des soins, a déclaré M. Ranaou Abaché, le Gouvernement a pris en Conseil des ministres du 23 septembre 2021 un décret portant création de l’Institut national d’assistance médicale (INAM) dont le champ d’action «va s’élargir aux couches vulnérables de la société telles que les personnes âgées et les démunies, conformément à la stratégie nationale de protection sociale des catégories vulnérables de la population». Mieux encore, a-t-il poursuivi, pour alléger le poids des dépenses en santé dans les ménages et faciliter de façon durable l’accès financier des populations aux soins et aux services de santé, le Gouvernement a adopté en conseil des ministres une Stratégie nationale de la Couverture sanitaire universelle (CSU). Les autorités sanitaires se félicitent ainsi, dans le cadre de la CSU, du développement en cours de mutuelles de santé et d’Assurances médicales dans les départements de Gaya et Gothèye.

Pour conclure, M. Ranaou Abaché a fait savoir que le Gouvernement, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, poursuivra les efforts pour l’amélioration des conditions de vie des vaillantes populations au Niger. D’ores-et-déjà, a-t-il insisté, les autorités sanitaires et l’ensemble du Gouvernement travaillent d’arrache-pied pour que la gratuité des soins soit effective et que la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle au Niger se fasse le plus tôt possible.

Souleymane Yahaya(onep)