La ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Elizabeth Shérif, a procédé, mardi 23 septembre 2025 au Palais du 29 juillet de Niamey, au lancement des activités de la première édition du Festival National Scolaire sous le thème : « L’éducation, facteur d’expression de la diversité culturelle nigérienne, de cohésion nationale et de promotion de la culture de la Paix », couplée à la 14è Journée de l’Excellence et du Mérite. L’objectif assigné à cette rencontre appuyée par l’UNICEF et qui a réuni 228 enfants venus des huit régions du pays est de promouvoir l’expression culturelle et artistique des élèves du primaire et valoriser l’excellence scolaire en primant les lauréats des différents examens scolaires.

Durant trois jours, ces élèves, dans la libre expression de leurs talents artistiques, vont s’engager dans une saine compétition dans le but de promouvoir le patrimoine culturel nigérien et renforcer l’identité collective. Cette rencontre sera aussi l’occasion de primer les élèves qui se sont distingués lors des différents examens de fin d’année scolaire 2024-2025. Le Niger, souligne la ministre en charge de l’Education, est une terre de diversité « nos langues, nos traditions, nos coutumes et nos expressions artistiques sont autant de richesses qui font notre singularité ». L’école, à travers son rôle éducatif et social, se présente comme le lieu par excellence, où cette diversité s’exprime, se transmet et se valorise. Cela justifie amplement le choix de ce thème. En effet, a-t-elle fait savoir, en inscrivant ce festival scolaire sous ce thème, les autorités réaffirment leur conviction que l’éducation est un ciment de l’unité nationale. Elle permet aux jeunes nigériens issus de tous les horizons et de toutes les origines de se rencontrer, de dialoguer et de s’enrichir mutuellement dans le respect de la différence. C’est ainsi que l’école contribue à bâtir une cohésion sociale solide, indispensable à la stabilité et au développement du pays. Aussi, a soutenu Dr Elizabeth Shérif, la culture de la paix n’est pas une option : elle est une nécessité pour le Niger et pour le monde entier. L’éducation y joue un rôle primordial. C’est pourquoi, les plus hautes autorités entendent continuer à faire de l’éducation un instrument de construction de la paix et de valorisation du patrimoine culturel. Le Niger, sous la haute impulsion du Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, reste résolument engagé à accompagner les enfants et à garantir le droit à une éducation de qualité. « Des efforts sont en cours pour améliorer les infrastructures scolaires, renforcer la formation des enseignants et promouvoir une éducation inclusive. « Vous êtes les véritables acteurs de ce festival. Par vos chants, vos danses, vos poèmes, vos sketchs, vous démontrez que la culture n’est pas seulement un héritage, c’est aussi une source de paix, de fraternité et d’espoir. À travers vous, nous voyons se dessiner le Niger de demain. Un Niger uni, fier de sa diversité et résolument tourné vers un avenir de paix et de prospérité », a-t-elle insisté.

Auparavant, la représentante de l’UNICEF au Niger, Mme Ainhoa Jaureguibeitia, a indiqué que le thème de cette édition rejoint pleinement les engagements de l’UNICEF pour une éducation inclusive, équitable et de qualité pour chaque enfant. Car, l’école est bien plus qu’un lieu d’apprentissage : elle est un levier de paix, d’unité nationale et de transformation sociale. Elle a, en outre, salué le leadership du gouvernement, et en particulier celui de la ministre, pour avoir fait de l’enfant un acteur central du renouveau éducatif.
Quant au gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Assoumane Abdou Harouna, il a souligné qu’un pays doit compter assurément sur l’énergie de l’éducation de son peuple qui se veut une éducation réussie parce qu’elle rend hommage à l’acharnement du peuple, surtout lorsque ce peuple transforme les défis en opportunités, faisant un meilleur usage de cette éducation qu’il transforme en outils de survie et de préservation de son identité.
Aïchatou H. Wakasso (ONEP)
