Moustapha Alou
Un jour de décembre 2024, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a détaillé, à la nation, ce que le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et le gouvernement ont exactement réalisé à partir du 26 Juillet 2023, c’est-à-dire à un moment où personne ne savait de quoi demain sera fait, à un moment où tout était précaire, aléatoire, à un moment où les sanctions de tous ordres contre notre pays faisaient rage, pleuvaient tous azimuts, les menaces d’agression militaire persistaient, bref à une période tout risque et tout péril.
Ce jour-là, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani avait tracé avec allant et dextérité la nouvelle trajectoire porteuse d’espoir dans laquelle s’est inscrit notre pays, et les fils et filles de la Nation avaient compris que le chantier du Niger nouveau est plein d’espoir.
Et voilà que l’autre jour, deux ans après ce message d’espoir du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, le ministre de l’Economie et des Finances, celui-là même qui gère et garde l’argent du pays, a dit qu’il garde espoir, qu’il y a de l’espoir, que nous devons garder espoir, qu’il y a des raisons claires d’espérer et qu’il y a même de l’espérance. Et, il l’a dit tout simplement, dans un langage simple qui ne souffre d’aucune ambigüité, sans tableaux bourrés de chiffres luminescents dont la lumière éblouit plus qu’elle n’éclaircit les zones d’ombre, sans formules arithmétiques ou mathématiques à géométrie variable, sans étaler des doctrines ou dogmes qui ne reflètent ni la réalité ni nos réalités.
Nous avons compris qu’aujourd’hui, au niveau du trésor national, il y a une optimisation de tout ce qui entre et sort, c’est-à-dire une gestion efficace et surtout efficiente des recettes et dépenses de toute nature. Nous avons compris, qu’effectivement, notre pays revient de loin et qu’il continue de traîner les stigmates des sanctions sauvages, injustes et injustifiées que lui ont été infligées, huit(8) mois durant, par des entités communautaires et institutions internationales qui ont hermétiquement tout fermé, tout verrouillé sur les fils et filles de la Nation qui ont décidé de vivre bien et mieux.
Nous avons compris que notre pays reste fier et debout sur le plan économique et financier malgré la rudesse de l’environnement économique mondial, les chocs climatiques récurrents qui affectent les capacités productives nationales, et que l’éclaircie pointe à l’horizon. Nous avons compris que grâce à la clairvoyance, la pugnacité des responsables de la nation, qui dès les premiers mois de l’action salvatrice des FDS du 26 Juillet 2023 ont mis en place un plan d’urgence et de résilience, notre grand et beau pays reste et demeure debout affrontant obstacles, écueils et défis, déjouant tous les pronostics, des plus délirants aux plus fantasmagoriques.
Nous avons compris que le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a raison de renforcer la sécurité et la cohésion sociale, promouvoir la bonne gouvernance, développer les bases de la souveraineté économique et d’accélérer les réformes sociales, tout en lançant un appel pour un retour au travail de la terre avec à la clé la promotion de l’exploitation de toutes les potentialités agro-sylvo-pastorales et hydrauliques.
Nous avons compris pourquoi le Général d’Armée Abdourhamane Tiani tient à la reconquête de la souveraineté nationale dans tous les secteurs, la réappropriation de la gestion, l’exploitation et la commercialisation du potentiel minier, énergétique et pétrolier enfoui dans notre sous-sol.
Nous avons compris que c’est dans l’ordre normal des choses qu’un Etat s’endette mais que cette dette doit être utilisée à bon escient. Nous avons compris que nous devons tous payer nos impôts, que tous ensemble nous devons concourir au développement national, à l’essor de notre pays en étant des citoyens modèles et participer activement à l’œuvre de construction nationale.
Nous avons compris que la confiance renaît progressivement entre notre pays et certains partenaires qui nous avaient tournés le dos pour des raisons qui leur sont propres et qui n’ont pas pu briser l’élan national pour l’édification d’un Niger nouveau sous la bannière de la refondation, puisque nous avons compté, nous comptons, nous compterons, toujours d’abord et avant tout sur nous-mêmes.
Nous avons compris que dans le cadre de la refondation, des réformes hardies sont entreprises, des réformes structurelles et institutionnelles sont engagées pour moderniser l’administration du ministère de l’Economie et des Finances, changer la mentalité des acteurs économiques, la jeunesse, cette jeunesse nombreuse dégourdie, ambitieuse et pleine de talents qui doit se défaire du « colonialisme de la fonction publique », dira le ministre de l’Economie et des Finances.
Nous avons compris qu’aujourd’hui, la gestion des finances publiques est axée sur les résultats, l’efficience, la rigueur et l’efficacité d’où la régularité dans le paiement des pensions, des soldes des FDS, des salaires des agents de l’État, des pécules des contractuels de tous les secteurs, des appelés du service civique national, appelés couramment « civicards ». Nous avons enfin compris pourquoi nous devons faire confiance aux responsables de la Nation et surtout pourquoi nous devons aller de l’avant, aller plus loin, en comptant d’abord et avant tout sur nous-mêmes, sur nos capacités productives et de production, sur les recettes internes, sur notre génie créateur.
Au-dedans comme au-dehors, tout le monde a compris que l’embellie nous attend…
Moustapha Alou (ONEP)
