Relèvement du secteur de la santé à Baroua : 326 millions investis pour la réhabilitation et la construction des infrastructures sanitaires du village de Baroua

Société

Après le retour des populations du village de Baroua et la visite historique du Président de la République dans ladite localité le 2 juillet 2021 pour rassurer ses habitants de la volonté du gouvernement à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, il fallait s’atteler à la reconstruction des infrastructures sanitaires et éducatives. En effet, après six (6) longues années passées dans un environnement de vie qui n’est pas le leur, les populations ont besoin de structures de santé adéquates à même de répondre à leurs besoins en termes de soins. Conscient de cet état de fait, l’Etat a mobilisé aussitôt après le retour des populations de Baroua, les partenaires pour la réhabilitation du Centre de Santé Intégré (CSI), violemment pillé et endommagé par les éléments de la secte terroriste Boko Haram.

Selon le directeur régional de la santé Publique de Diffa Dr. Abdourhamane Idrissa les travaux du nouveau chantier de construction du CSI sont en cours de finition. En plus, l’ancien CSI qui a été démantelé suite au départ des populations de Baroua est aujourd’hui réhabilité et fonctionnel. Les agents de santé affectés pour administrer les soins de santé sont retournés dans ce bâtiment. Au début, a expliqué le directeur régional de la santé publique, «nous avons installé des tentes de fortune au regard de l’arrivée massive des populations dans leur terroir d’attache pour pouvoir prendre en charge les éventuels cas qui se présentaient». Avec l’engagement du Président de la République à réussir le pari de réinstaller ces populations, les partenaires se sont vite mis à la tâche pour la matérialisation des infrastructures sanitaires dans le village de Baroua, symbole d’une accalmie retrouvée par rapport à la paix et à la sécurité.

Par ailleurs, il faut préciser que la réhabilitation du CSI a été réalisée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à hauteur de plus de 26 millions de FCFA, tandis que la construction du nouveau CSI est financée par le Projet d’Appui aux Réfugiés et aux Communautés d’Accueil (PARCA) pour un montant global de 300 millions de FCFA. Ainsi, sur le plan sanitaire, on peut dire que les soins s’administrent très bien à Baroua parce qu’il y a un appui conséquent du PNUD en matière de produits par rapport à un certain nombre de CSI des zones affectées dont celui du village de Baroua. Tous ces CSI, a souligné le directeur régional de la Santé Publique sont ravitaillés régulièrement.  En plus de ces produits, quatre ambulances ont été octroyées aux Centres de Santé Intégré des zones les plus affectées dans le cadre de l’appui à la stabilisation. Ce sont les CSI de Baroua, de Bosso, de Tam (district sanitaire de Mainé Soroa) et de N’gamgam (district sanitaire de Diffa).

Par ailleurs, d’après Dr. Abdourhamane Idrissa, les analyses médicales effectuées au moment d’une de leurs visites au village de Baroua,  soulignant que les maladies fréquentes étaent  entre autres les diarrhées liées à l’eau et les infections respiratoires qui prédominaient chez les enfants. «Nous avons expliqué que la diarrhée est essentiellement due au fait que les installations hydrauliques étaient en maintenance. Maintenant, ce problème est résolu. Quant aux infections respiratoires, nos analyses ont mis en évidence le temps d’exposition des populations en attendant la réhabilitation de leur demeure familiale. Nous avions aussi eu quelques cas de paludisme dû à l’humidité du temps. Bref, ce sont des maladies directement liées aux conditions de ces populations», a expliqué le directeur régional de la Santé Publique.

S’agissant de la gratuité des soins, Dr. Abdourhamane Idrissa a affirmé qu’elle est respectée dans le CSI de Baroua conformément à la politique sanitaire du pays. En plus, les populations de Baroua bénéficient du soutien de certains partenaires du Niger qui les appuient dans le cadre de l’administration des soins. Il y a des partenaires qui appuient en produits et aident également le CSI du village de Baroua en prenant en charge certaines dépenses.

Hassane Daouda(onep), Envoyé Spécial