Campagne de vaccination : Lancement de l’introduction de Vaccin Polio Inactivé (VPI) injectable deuxième dose

Société
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Le ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales, Dr Idi Illiassou Maïnassara a présidé hier matin, au CSI de la commune rurale de Hamdallaye, le lancement officiel de l’introduction du Vaccin Polio Inactivé (VPI) injectable deuxième dose. Cette deuxième dose sera administrée aux enfants à partir de l’âge de neuf (9) mois en même temps que le vaccin anti rougeoleux-1 (Rougeole), le vaccin contre la fièvre jaune (VAA) et le vaccin contre la méningite A (MenA). Il facilitera la phase finale de l’éradication de la poliomyélite et est administré par voie intramusculaire.

Selon les spécialistes, le Vaccin Polio Injectable est un vaccin très sûr et l’administration simultanée de plusieurs vaccins, ne présente aucun danger pour l’enfant. Chaque vaccin conserve toute son efficacité en cas d’administration simultanée. Le VPI-2 assure une protection supplémentaire importante contre la poliomyélite. La découverte de plus en plus de Polio Virus Dérivé vaccinal circulant de type 2 reste une préoccupation majeure pour la vaccination. De 2018 à aujourd’hui, le Niger a enregistré 32 cas d’émergences de virus dérivés vaccinaux. En plus de l’organisation de ripostes de vaccination de masse, notre pays a introduit cette deuxième dose de vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI2) qui procurera une protection accrue contre le poliovirus de type 2 et préparera le pays au retrait du Vaccin Polio Oral. Le Vaccin Polio Injectable a, en effet, l’avantage d’agir efficacement sur les trois types de poliovirus (1, 2 et 3) et de renforcer l’immunité des enfants.

En lançant le VPI-2, le ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales a invité les parents à amener leurs enfants de 0 à 23 mois au centre de santé le plus proche pour qu’ils bénéficient de la vaccination. Dr Idi Illiassou Maïnassara a ensuite souligné l’importance pour l’enfant de recevoir deux doses du vaccin polio injectable et d’être vacciné à temps contre toutes les maladies inscrites au calendrier vaccinal du PEV Niger. Le ministre en charge de la Santé a assuré que tous les vaccins du PEV sont efficaces et disponibles gratuitement au niveau de tous les centres de vaccination que compte notre pays. C’est ainsi qu’il a aussi souligné la nécessité d’une mobilisation accrue pour protéger les enfants âgés de 0 à 5 ans, en les vaccinant en routine et pendant les campagnes de vaccination de masse.

Malgré les importantes avancées observées dans le cadre de la lutte contre la poliomyélite, le ministre Idi Illiassou Maïnassara a fait observer, dans plusieurs pays, une recrudescence des cas de Polio Virus Dérivé de la souche vaccinale circulant de type-2. A cet effet, «le Groupe Stratégique Consultatif d’Experts sur la vaccination (SAGE) de l’Organisation Mondiale de la Santé, a recommandé d’ajouter, au vaccin polio oral, au moins une dose du Vaccin Polio Inactivé (VPI) injectable dans les programmes de vaccination systématique», a-t-il rappelé. Le ministre en charge de la Santé a noté que le Niger a introduit le 11 juillet  2015, une première dose de VPI dans son programme de vaccination,  et ce dans tous les districts sanitaires du pays. Il est administré à l’âge de 14 semaines en même temps que la troisième dose Vaccin Polio Oral, du Pentavalent-3 et du Pneumo-3.

Dans son mot de bienvenue, le préfet de Kollo, représentant le gouverneur de la région de Tillabéri, a exprimé sa fierté pour le choix porté sur sa région pour le lancement de l’introduction du vaccin polio inactivé injectable deuxième dose. Soutenant cette initiative, le maire de la commune rurale de Hamdallaye, M. Kimba Djibo ainsi que le Chef de canton de Hamdallaye, l’honorable Mayaki Oumarou Tahirou ont, au nom de leurs administrés, pris l’engament d’accompagner le Ministère en charge de la Santé dans cette démarche tout au long de ce processus de protection de la santé infantile. Ils ont salué les efforts consentis par les agents de santé dans leur localité dans le cadre du rehaussement des indicateurs de la santé.

 Mamane Abdoulaye(onep),Envoyé spécial