Saison pluviale 2022 : « La vigilance doit être de mise car d’importants évènements pluviaux sont encore attendus dans les jours à venir », alerte Katchiella Lawan Gaptia

Société

Le Directeur de la Météorologie Nationale, M. Katchiella Lawan Gaptia, annonçait, lors d’un point de presse qu’il a animé, le mardi 17 mai dernier, qu’au cours de la période de juillet-août-septembre 2022, il est prévu une saison de pluie humide ou excédentaire à tendance normale sur la bande agropastorale du pays avec des quantités de pluies globalement supérieures aux cumuls moyens de la période 1991-2020. Quant à la fin de la saison, elle est prévue du 28 septembre au 04 octobre 2022. Ce qui donne aux pouvoirs publics, selon lui, un peu de temps pour prendre des dispositions idoines en vue de prévenir tout risque d’inondations à travers le pays. Le 11 août 2022, après des pluies diluviennes qui sont tombés dans plusieurs localités de notre pays, ayant occasionné des pertes en vies humaines et des inondations. Contactées par l’ONEP, M. Katchiella Lawan Gaptia, dit ne pas être surpris par cet état de fait, tout en rappelant qu’au cours de cette année 2022, la pluviométrie sera excédentaires à tendance moyenne, avec une grande probabilité d’avoir d’énormes inondations, ainsi que ceux de gros dégâts qui sont prévisibles. « Actuellement, nous sommes en pleine saison de pluies, en ce mois d’août et jusqu’en septembre 2022, nous attendons encore d’autre évènements pluvieux importants, avec probablement d’autres inondations et autres dégâts et cela surtout sur la bande sud du pays, où d’importants écoulements des eaux sont prévus. Selon lui, à la date de 10 août déjà, plus de 20 décès ont été enregistré au Niger dus essentiellement aux effondrements des maisons et aux noyades, suite aux inondations. «Il faut donc des mesures urgentes et conséquentes dont entre autres : suivre de près les seuils d’alerte dans les différents sites à haut risque, le renforcement de la communication des prévisions saisonnières et la

sensibilisation des communautés vulnérables, la prévention de l’occupation anarchique des zones inondables, en particulier dans les zones urbaines, le curage des caniveaux d’assainissement, l’entretien et le rehaussement des digues, l’entretien des habitations, notamment en banco pour éviter leur effondrement sur les personnes », a précisé le Directeur de la Météorologie Nationale. Il a ajouté que, les périodes des pluies sont aussi des moments propices pour le développement de certaines malades dont le choléra, la malaria, la bilharziose, la diarrhée, etc…, ‘‘d’où la prise de mesures pour les prévenir’’. Selon lui, les grandes villes du Niger sont les premières victimes des inondations. « Il faut par conséquent prendre des mesures drastiques en vue de prévenir tout risque. Il faut, dans l’urgence, poursuivre la vaccination des populations et des animaux et encourager l’utilisation des moustiquaires imprégnées, mais aussi et surtout placer des antipaludéens à la disposition des centres de santé ». Il a ajouté que la protection civile s’est mobilisée pour prévenir toute éventualité, déjà en envoyant des messages d’alerte et des conseillers aux populations, cependant, tous le acteurs et à tous les niveaux, se mobilisent pour sensibiliser, informer et se tenir prêts pour parer à toutes éventualités surtout dans les zones à risques, afin d’amoindrir ou même d’éviter des pertes en vies humaines, animales et matérielles, qu’on enregistre. « En tout état de cause, la vigilance doit être de mise car d’importants évènements pluviaux sont encore attendus dans les jours à venir. Au niveau de la Direction de la Météorologie Nationale, après les différentes annonces de prévisions, que nous livrons, nous travaillons avec la Direction Générale de la Protection Civile pour la mise en place d’un système d’alerte précoce, tout cela pour minimiser les impacts dus à ces inondations », alerte Katchiella Lawan Gaptia. Selon  la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), à la date du 15 Août 2022, le bilan humain est de 32 morts, 44 blessés et 66.781 sinistrés. La même source indique que les intempéries ont tué, à cette même date, 608 têtes de bétail et détruit 13,7 tonnes de vivres. Rappelons qu’au Niger, en 2021, les inondations ont fait plus de 60 morts et d’importantes pertes d’animaux et de dégâts matériels.

Par Mahamadou Diallo(onep)