Signature d’un protocole d’accord entre le Ministère de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales et l’OMS : Renforcer les capacités du Niger à répondre aux situations d’urgence sanitaires

Politique
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Le ministre de la Santé publique, de la Population et des Affaires Sociales, M. Illiassou Idi Mainassara, et la Représentante de l’OMS au Niger, Mme Anya Blanche-Philomène Melanga ont signé le vendredi 29 avril 2022 à Niamey, un protocole d’accord relatif à la mise en œuvre du projet de «Renforcement et utilisation des groupes de riposte aux situations d’urgence», connu sous son acronyme anglais « SURGE ». Ce protocole d’accord d’un montant de deux millions de dollars couvrira deux années, c’est-à-dire 2022 et 2023. SURGE a pour objectif d’apporter une aide au renforcement, à l’intégration de la préparation et de la réponse aux situations d’urgence dans les pays.

Le Projet a pour objectifs spécifiques de mettre en place au niveau

national des cadres de ressources humaines multidisciplinaires locales formées, d’améliorer les capacités de préparation et de coordination de la réponse aux niveaux national et infranational, de renforcer les infrastructures existantes pour une réponse d’urgence rapide et efficace aux niveaux régional, national et infranational. Ce projet est une importante opportunité pour le renforcement du Centre d’Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP) récemment mis en place par le Ministère de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales.

Selon le ministre en charge de la Santé, une mission de I’OMS a séjourné au Niger en février 2022 afin de présenter le projet SURGE aux parties prenantes et chercher à comprendre le contexte du pays, à identifier les forces, les lacunes et les opportunités à exploiter pour accélérer les progrès vers la sécurité sanitaire et discuter du plan de déploiement dudit projet. «Suite aux différentes rencontres avec les autorités et les séances de travail technique, une feuille de route a été élaborée pour la première année», a-t-il précisé. Par ailleurs, le ministre Illiassou Idi Mainassara a rappelé que la pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) a accentué la nécessité de renforcer la capacité des pays à prévenir et à détecter les urgences de santé publique à s’y préparer et à y faire face. «Suite aux recommandations cruciales formulées au niveau mondial et pour aider à traduire celles-ci en actions concrètes, le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique a décidé de financer des projets phares destinés à renforcer la capacité de tous les États membres à se préparer aux situations d’urgence de santé publique, à les détecter et à y riposter», a-t-il déclaré.

Pour sa part, la Représentante de l’OMS, a dit que la signature d’un mémorandum de collaboration entre le ministère en charge de la Santé et l’OMS vise à matérialiser l’engagement des deux parties à œuvrer de commun accord pour soulager la souffrance des populations nigériennes victimes de ces différentes catastrophes.

La Représentante de l’OMS a expliqué que quatre piliers majeurs avaient été constitués pour permettre la mobilisation des ressources et répondre aux urgences de santé publique dans les 24 à 48 heures suivant leur apparition. «Les quatre piliers sont le développement des ressources humaines pour garantir la disponibilité d’un personnel de santé multidisciplinaire dédié, formé et prêt à être déployé aux niveaux national et infranational, la préparation et la coordination de la riposte pour améliorer la planification et la cohésion des actions des ministères, des institutions partenaires et des organisations de la société civile, les opérations et le soutien logistique pour assurer le déploiement rapide et efficace des fournitures d’urgence et des ressources humaines, ainsi que l’achat, le transport et la distribution des fournitures aux niveaux national et infranational et la communication sur les risques et la mobilisation communautaire pour s’assurer que les informations sur les menaces pour la santé publique sont transmises à toutes les parties concernées de manière transparente et en temps voulu, et que les communautés soient consultées, impliquées et informées sur la manière de réduire leurs risques et de mieux se protéger», a-t-elle précisé.

Mme Anya Blanche-Philomène Melanga a rappelé que pour guider les actions de différentes parties prenantes, une feuille de route comprenant 24 activités critiques avait été élaborée avec un chronogramme couvrant la période de mars à avril 2022. «Pour la concrétisation et le démarrage de ce projet, l’OMS met à la disposition du gouvernement un montant initial d’un million de dollars américains, huit (8) véhicules 4×4 et des équipements, médicaments et consommables médicaux d’une valeur de près de 250 000 dollars américains vont être mis à la disposition de cette équipe multidisciplinaire afin de la doter de capacité de réponse dans les 24 à 48 heures suivant la déclaration d’un événement sanitaire», a-t-elle conclu.

Mamane Abdoulaye(onep)