La table de séance à l’ouverture des travaux de l’atelier
Le secrétaire général du gouvernorat de Maradi, M. Abdoulkarim Mahamadou, a présidé, dans la matinée du mardi 14 avril 2026, la cérémonie d’ouverture d’un atelier de restitution des résultats des focus groupes. Cet atelier est organisé par l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC)-Niger, dans le cadre du projet « Ensemble contre les Violences Basées sur le Genre au Niger : voix et actions pour le changement » avec l’accompagnement financier de la coopération espagnole.
L’objectif de ces focus groupes était de recenser les cas de violences basées sur le Genre (VBG), solliciter l’engagement des hommes dans la lutte contre ces VBG et proposer des solutions.
Présent à la cérémonie, l’administrateur délégué de la Ville de Maradi, le Lieutenant-Colonel Abdoulaye Moussa Garba, a félicité les initiateurs de cette importante activité pour leur engagement constant en faveur de la promotion des droits des femmes et des filles ainsi que pour leur implication dans la lutte contre les violences basées sur le genre dans notre pays. « La ville de Maradi, en tant que carrefour économique et social, ne saurait rester en marge de ce combat », a-t-il rassuré. Il a ajouté que l’administration municipale qu’il représente, réaffirme son entière disponibilité à accompagner toutes les initiatives visant à promouvoir la cohésion sociale, la dignité humaine et la protection des couches vulnérables.
Pour sa part, la représentante de la présidente d’APAC-Niger, Mme Aminatou H. Noma, a indiqué que, dans le cadre de ce projet, APAC-Niger a réalisé 31 focus groupes dont 9 dans la région de Tahoua, 9 dans la région de Maradi et 11 à Zinder. A APAC-Niger, poursuit-elle, « nous sommes convaincues que la communication est l’arme la plus puissante pour transformer une société et pour bien communiquer, il faut savoir écouter. Nous avons recueilli des témoignages poignants, parfois difficiles à écouter mais nécessaires », a-t-elle dit. Elle a averti que cet atelier de deux jours ne se tient pas pour lire un rapport, mais pour partager des résultats issus des focus groupes, proposer des solutions pour mieux protéger les femmes et les filles et transformer les engagements en actions concrètes.
Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général du gouvernorat de Maradi, M. Abdoul Karim Mahamadou, a reconnu que le Niger, sous l’impulsion des autorités de la Refondation, la région de Maradi fait de la protection des couches vulnérables une priorité absolue. Cependant « malgré nos efforts législatifs et institutionnels, les réalités du terrain nous rappellent quotidiennement que le combat contre les VBG est loin d’être achevé » a-t-il souligné. Mieux, il a indiqué que l’étude sur l’ampleur et les déterminants des violences basées sur le genre réalisée en 2021 par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, confirmée par les focus groupes menés à Tahoua, Maradi et Zinder nous interpellent tous. Ces chiffres ne sont pas que des statistiques, ils représentent nos filles, nos sœurs, nos mères, nos épouses, a-t-il ajouté.
Tiémogo Amadou, ONEP Maradi
