14ème Réunion des ministres en charge de la défense des pays de l’espace G5 Sahel élargie au CEMAGA/CEMA : Décider ensemble pour fixer des bases solides de lutte contre les groupes armés terroristes

Société

Après la réunion des Chefs d’Etats-majors généraux des armées des pays de l’Espace G5 Sahel, une réunion des ministres en charge de la défense dudit espace élargie au CEMAGA/CEMA s’est tenue hier à Niamey au Niger, sous la présidence du ministre Délégué à la Présidence du Conseil du Tchad, chargé de la Défense Nationale, des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre, président en exercice de la réunion des Ministres en charge de la Défense du G5, le général DAOUD YAYA Brahim. Cette rencontre a été l’occasion pour les parties prenantes de discuter sur la nouvelle configuration de la Force conjointe du G5 Sahel, de réfléchir et de décider ensemble pour parvenir à fixer des bases solides qui leur permettront d’adopter des nouvelles stratégies afin de lutter efficacement contre les groupes armés terroristes qui sévissent dans la zone. 

A l’issue des travaux, le ministre Tchadien en charge de la Défense a rappelé que depuis le 20 septembre les responsables du G5 Sahel sont à Niamey pour échanger sur la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Il a par la suite salué les travaux accomplis par les experts ajoutant qu’ils ont été appréciés par les Chefs d’Etats-majors de l’Espace puis validés par les ministres en charge de la Défense des pays de l’Espace G5 Sahel.

Il a aussi rappelé la décision historique prise par les chefs d’Etats des pays de l’Espace Sahélien qui a permis de créer la Force Conjointe G5 Sahel dans le but de consolider leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme. Depuis lors, plusieurs actions ont été menées et des résultats sont obtenus. « Cette lutte a certes besoin du soutien de nos Etats mais aussi des partenaires qui soutiennent nos pays dans ce combat de sécurisation de notre espace commun », a-t-il ajouté. 

Auparavant lors de l’ouverture des travaux, le ministre tchadien aussi a exprimé sa gratitude à l’endroit des autorités nigériennes pour l’accueil chaleureux qui a été réservé aux différentes délégations. Puis il a expliqué le but de la réunion qui consiste à échanger sur la nouvelle configuration de la Force Conjointe suite au retrait du Mali de toutes les instances du G5 Sahel et à celui de la Force Barkhane de ce pays. « Cette situation nous impose d’adopter de nouvelles stratégies pour lutter efficacement contre les Groupes Armés Terroristes (GAT) dans l’espace commun », a-t-il déclaré. Le ministre Tchadien en charge de la Défense a souligné que, malgré les efforts consentis par les Etats avec l’appui des partenaires techniques et financiers, la situation sécuritaire demeure préoccupante, notamment dans la zone des trois frontières, du fait des attaques récurrentes contre les populations et les Forces de Défense et de Sécurité. Tout en mettant en exergue les multiples défis observés dans la bande du Sahel nécessitant des réponses urgentes et adéquates, le général DAOUD YAYA Brahim a mentionné que le défi lié aux contributions des Etats au fonctionnement des structures de Défense et sécurité du G5 Sahel impacte les rendements desdites structures.  Il a dit aussi que des résultats probants ne pourront être observés sans l’appui conséquent des Etats et des partenaires techniques et financiers aux différentes structures de Défense et sécurité du G5 Sahel.

Dans son mot de bienvenue, le ministre de la Défense Nationale du Niger, M. Alkassoum Indataou a souligné la nécessité de revisiter le Concept Stratégique de la Force Conjointe du G5 Sahel, pour une meilleure adaptation à la nouvelle donne sécuritaire. Aussi, le ministre Alkassoum Indataou a relevé l’importance du renforcement de la confiance entre les Forces de défense et de Sécurité (FDS) et les populations civiles de l’espace du G5 Sahel pour plus d’efficacité et un meilleur rendement dans la lutte contre le terrorisme. Le ministre Alkassoum Indatou a par ailleurs précisé que cette lutte contre le terrorisme n’est pas seulement armée, elle prend aussi en compte le développement de notre espace à travers des actions concrètes pour soutenir les populations dans la lutte contre la pauvreté qui est aussi un facteur qui accentue le terrorisme.

Par Mamane Abdoulaye(onep)