1ère édition de la journée nationale des Organisations Non Gouvernementales (ONG) : Faire des ONG des actrices dynamiques contribuant au développement à la base

Société

Le ministre de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire, M Maman  Ibrahim  Mahaman, a présidé, hier dans l’après-midi, la cérémonie commémorative de la première édition de la Journée Nationale des Organisations Non Gouvernementales (ONG). Cette cérémonie, placée sous le thème « l’amélioration de la performance du secteur des ONG », s’est déroulée en présence de plusieurs membres du corps diplomatique, de membres du gouvernement, des représentants des organisations nationales et internationales et du Comité d’Organisation des Assises Nationales sur le recadrage des interventions des ONG.

Dans le discours prononcé à cette occasion, le ministre de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire a tout d’abord exprimé son immense satisfaction pour la tenue de cette manifestation. «C’est  avec un grand plaisir que je prends la parole pour vous livrer mon message, en cette date éminenement symbolique du 16 juin 2022 qui marque la première édition de la Journée Nationale des ONG. Le thème choisi pour cette première et qui porte sur l’amélioration de la performance du secteur des ONG est révélateur non seulement de la reconnaissance par le Gouvernement de l’importance qu’il accorde au mouvement des ONG mais également des très fortes attentes vis-à-vis de ce secteur pour qu’il continue à apporter une contribution de qualité au processus de développement de notre pays », a-t-il souligné.

Comme l’a dit le ministre  Maman  Ibrahim  Mahaman, les efforts consentis par l’Etat ont permis, aujourd’hui, de faire émerger un secteur des ONG dynamiques qui contribuent de façon significative au développement à la base. « A titre illustratif, on peut noter, entre autres, que  le nombre d’ONG s’est accru de 60 en 1990 à plus de 3.500 aujourd’hui ; le montant des financements mobilisés, dépensés et annoncés par les ONG a atteint une moyenne de 117 milliards FCFA par an de 2017 à 2020; un encours d’emplois de plus de 11.000 postes entre 2017 et 2020; des recettes fiscales de plus de 7 milliards FCFA générés en 2020 par les activités des ONG. Le traitement en cours du bilan de l’année 2021 des interventions des ONG annonce une nette amélioration de ces indicateurs », a-t-il relevé.

Par ailleurs, M  Maman  Ibrahim  Mahaman a expliqué que l’instauration d’une journée nationale des ONG à travers l’article 61 du Décret du 24 février 2022 règlementant l’exercice des activités des ONG de Développement constitue ainsi une consécration pour ce secteur dont la montée en puissance est désormais établie comme le confirme, d’ailleurs, les propos fort élogieux que SEM Mohamed Bazoum, Président de la République, Chef de l’Etat, a tenus lorsqu’il les a rencontrées le 1er  décembre 2021.  « Le caractère participatif et inclusif que nous voulons pour cette démarche est reflété dans la composition du Comité d’organisation qui comprend les représentants du secteur public dont les Collectivités Territoriales, des ONG/D, des Partenaires Techniques et Financiers et des Organisations Communautaires de Base (OCB) bénéficiaires », a-t-il souligné.

Pour sa part, dans son discours, le représentant des collectifs des ONG/AD, M. Ousmane Kabele Camara a indiqué que l’environnement favorable pour l’exercice de leurs interventions a permis d’apporter des appuis au gouvernement du Niger et aux populations. « Si nous saluons cet effort du gouvernement, nous voulons qu’il nous soit permis de saisir l’opportunité offerte pour évoquer quelques uns des défis actuels qui pourrait  impacter notre capacité de servir les nigériens ; il s’agit, entre autres  de notre inquiétude quant  au  nouveau  cadre législatif avec l’adoption du nouveau Protocole d’Accord Type, qui, s’il était appliqué au pied de la lettre, pourrait rendre nos opérations plus complexes et réduire notre efficacité et capacité à fournir des services à ceux qui en ont le plus besoin », a-t-il dit. « Tous les résultats obtenus par les ONG/AD sur le terrain ne sauraient être atteints sans l’appui dynamique et permanent des PTF qui mobilisent les ressources adéquates et nécessaires. Qu’ils trouvent ici notre grande reconnaissance dans leur volonté de poursuivre cet accompagnement », a ajouté le représentant des collectifs des ONG/AD.

M. Ousmane Kabele Camara a enfin rendu un vibrant hommage à l’Etat, notamment au Président de la République, SEM. Mohamed Bazoum, pour sa volonté de relancer le programme d’assainissement du secteur des ONG/AD à travers sa rencontre du 1er décembre 2021, où il a reconnu les efforts déployés par les ONG/AD pour accompagner l’Etat tout en exprimant son souhait de voir le cadre des interventions des ONG/AD amélioré pour de meilleures performances.

Par Yacine Hassane et Rachida Abou Ibrahim (Stagiaire)