1ère session ordinaire du Comité National de Gestion des Pesticides : Pour une utilisation saine et respectueuse de la vie humaine et de l’environnement

Société
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La Direction Générale de la Protection des Végétaux (DGPV) a organisé du 18 au 19 Juin dernier à Niamey la première session ordinaire du Comité National de Gestion des Pesticides (CNGP) au titre de l’année 2021. C’est le représentant du Vice-président du Comité National de Gestion des Pesticides (CNGP), M. Brandé Rahaman qui a présidé l’ouverture des travaux.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la sous composante 1.2 relative au soutien aux services vétérinaires et phytosanitaires, le Projet Intégré de Modernisation de l’Elevage et de l’Agriculture (PIMELAN) appuie la Direction Générale de la Protection des Végétaux par le financement de plusieurs activités inscrites dans le Plan de Travail et du Budget Annuel (PTBA) de 2021, dont cette session ordinaire du CNGP qui a réuni les membres du comité de pilotage.

Le Comité Sahélien des Pesticides (CSP) est l’organe d’exécution de la règlementation commune du CILSS qui tient deux sessions annuelles au cours desquelles des pesticides peuvent être homologués pour une période de cinq (5) ans ou avoir une Autorisation Provisoire de Vente (APV) pour une durée de trois (3) ans. Conformément aux directives du CSP, «les pays membres du CILSS sont autorisés à créer et mettre en place des Comités Nationaux de Gestion des Pesticides», a indiqué le représentant du Vice-président du Comité National de Gestion des Pesticides, M. Brandé Rahaman. C’est dans ce cadre que le CILSS a appuyé le Niger à disposer d’un Comité National de Gestion des Pesticides qui est une structure technique de concertation, d’orientation, d’exécution et de mise en œuvre de la Règlementation Commune des Etats membres du CILSS.

Ce comité a pour missions d’élaborer des projets de textes législatifs et réglementaires sur les pesticides, d’analyser et émettre des avis sur les problèmes de santé causés par les pesticides; d’analyser et émettre des avis sur les problèmes de dégradation de l’environnement causés par les pesticides, d’appliquer, suivre et évaluer les résolutions et recommandations du Comité Sahélien des Pesticides (CSP), d’appliquer, suivre et évaluer la réglementation sur les pesticides dans le pays, d’étudier les dossiers de demande d’agrément pour exercer diverses activités dans le secteur des pesticides et de donner un avis au ministre en charge de l’agriculture; d’appliquer, suivre et évaluer les conventions internationales sur les pesticides, de vérifier régulièrement l’enregistrement des pesticides autorisés, strictement réglementés, prohibés ou périmés, d’analyser et émettre des avis sur les problèmes de pollution due aux pesticides, d’analyser et émettre des avis sur la destruction des pesticides périmés et des emballages vides et d’analyser, suivre et évaluer la toxico vigilance.

Pour M. Brandé Rahaman, le CNGP est donc appelé à jouer un rôle important dans un contexte de mise en œuvre de l’Initiative 3N, dont l’atteinte des objectifs visés à travers l’axe N°1 «Accroissement et la diversification des productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques», suppose une utilisation encore plus grande de pesticides en vue d’une meilleure protection des cultures et des denrées stockées, tout en préservant la santé humaine, animale et en respectant l’environnement. Le représentant du vice-président du CNGP a souligné le rôle combien important que le Comité National de Gestion des Pesticides est appelé à jouer dans un contexte de mise en œuvre de l’Initiative 3N, en tant que cadre technique de concertation, d’orientations et d’application des principes et orientations générales de la réglementation des produits phytosanitaires au Niger.

  Mamane Abdoulaye(onep)