Assemblée générale ordinaire du Conseil National de l’Ordre des Architectes du Niger : La contribution de l’architecte dans le développement d’une société, au centre des discussions

Société
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Le Conseil National de l’Ordre des Architectes du Niger a tenu, le samedi 10 Juillet 2021 à Niamey, son Assemblée générale ordinaire. C’est le président dudit conseil, M. Moutari Adamou Dambaba qui a présidé l’ouverture des travaux. Cette rencontre lance ainsi les activités du nouveau Conseil de l’ordre des architectesmis mis en place le 3 avril 2021.

Cette assemblée générale est une occasion de retrouvaille périodique devant permettre aux architectes de faire des échanges francs, argumentés et constructifs afin de trouver des solutions aux nombreux problèmes auxquels ils devrons faire face avec détermination dans le but de mieux faire connaitre leur métier. Il s’agit aussi de réfléchir pour anticiper par des formations adéquates les mutations techniques et réglementaires qui s’opèrent souvent à une vitesse inimaginable. L’ordre des Architectes du Niger est une organisation professionnelle instituée par la loi du 20 Juin 1997. C’est une organisation poursuivant une mission de service public qui regroupe des architectes nationaux et étrangers en une structure de surveillance de la profession au Niger et de contrôle de l’activité des professionnels dans la perspective de rendre les interventions conformes aux règles régissant la profession.

Lors de ces travaux, le président de l’Ordre des Architectes du Niger, M. Moutari Adamou Dambaba a rappelé que cette organisation a aujourd’hui 24 ans, un âge adulte, propice à la réflexion, à l’engagement, malgré un nombre modeste d’architectes comparativement aux autres pays notamment ceux de Maghreb pour couvrir un territoire aussi vaste que le Niger et offrir les meilleurs services aux populations. Pour le président du l’Ordre des Architectes du Niger, l’architecte semble aujourd’hui faire face à une crise profonde dont les origines sont entre autres les conjonctures, économiques, structurelles, culturelles, législatives et sociales. Le président de l’Ordre des Architectes du Niger a remarqué l’émergence de nouveaux modes de pratiques au sein de la profession ainsi qu’une tendance à un décloisonnement et à l’incursion des architectes dans des secteurs ne relevant pas traditionnellement de l’architecture.

D’après M. Moutari Adamou Dambaba, les architectes se plaignent d’un certain nombre d’obstacles qu’ils rencontrent dans la pratique. Il a indiqué que le fond du problème se trouve dans ce qu’il appelle «l’ignorance des contemporains dans le domaine de l’espace et donc dans la méconnaissance totale de l’importance de l’architecte». Selon le président de l’Ordre des Architectes du Niger, cette méconnaissance touche les décideurs comme les autres citoyens, ce qui explique la façon dont sont choisis les maitres d’œuvre et les missions qu’on leur confie. Insistant sur les préoccupations des architectes le président de l’Ordre des Architectes du Niger a évoqué la réglementation. «Nous sommes confrontés à un faisceau de textes très souvent en contradiction qui ne nous permettent pas d’exprimer clairement nos talents par rapport à la pratique de notre métier. La rareté de nos moyens nous inscrit dans une logique permanente qui a une incidence sur l’accès de nos structures à la commande publique voire privée», a-t-il précisé.

Pour le président de l’Ordre des Architectes du Niger, la question du logement depuis le foncier jusqu’à l’entretien est devenue une préoccupation majeure dans notre société. Il a estimé que cette question mérite d’être prise en compte au plus haut niveau pour satisfaire les besoins qui sont immenses dans la perspective d’un développement durable surtout que le Niger est l’un des pays ayant un taux d’accroissement de la population le plus élevé au monde. Ce qui induit une pression conséquente par rapport à la production dans le domaine évoqué. M. Moutari Adamou Dambaba a fait remarquer aux participants la nécessité d’agir en anticipant les choses sur la question essentielle, tout en évoquant la pertinence du recours à l’architecte qui semble être associé plus à un acte de luxe que de nécessité.

Mamane Abdoulaye(onep)