Atelier scientifique du LASDEL : Un espace de débats et de confrontations entre les chercheurs sur les questions d’intérêt général

Société

Le Laboratoire d’Etudes et de Recherches sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local (LASDEL), organise depuis hier matin, avec l’Appui de ses partenaires, un atelier scientifique sur le thème « l’Afrique à l’ère du renouveau : nouvelles formes d’expressions linguistiques, culturelles et politiques des mouvements citoyens ». L’ouverture de cette rencontre du donné et du recevoir  s’est déroulée dans les locaux de l’institution de recherche sous la présidence du  directeur scientifique dudit Laboratoire, Dr Hamani Oumarou. Cet atelier réunit des chercheurs des pays africains et européens travaillant sur les différentes formes de participation politique et dans des contextes variés.

Cette rencontre qui durera trois (3) jours intervient, selon le directeur scientifique du LASDEL, à un moment où l’avenir du continent africain est questionné au regard des enjeux géostratégiques et politiques à l’échelle internationale. Au cours de ces échanges, a souligné Dr Hamani Oumarou, les réflexions d’acteurs issus d’horizons variés et des disciplines scientifiques différentes seront mises en discussion. Il a par ailleurs ajouter que, l’interdisciplinarité et l’ouverture sont de nos jours le fondement de la production des connaissances.

L’Afrique change et continuera sa mutation. Il est donc temps de penser les futurs africains, ou le renouveau de l’Afrique. Il ne s’agit pas de renier le très riche passé de ce grand continent, mais il est question ici d’interroger les formes nouvelles que prennent les mouvements citoyens et ceux, dans un contexte sociologique, politique, culturel lui-même en proie aux changements sous les effets combinés de la globalisation et des dynamiques internes au continent, a précisé le directeur scientifique de LASDEL. Il a en outre  fondé l’espoir que les conclusions de cet événement scientifique offriront des clés de compréhension des dynamiques sociale, économique, culturelle qui structurent le fonctionnement de l’Etat dans ses relations aux citoyens. 

Pour sa part, M. Jaoud Serghini, Enseignant-chercheur à l’Université Mohamed Premier du Maroc, a précisé que, plusieurs objectifs dont assignés à cette rencontre. Il s’agit: de mettre d’abord en évidence les différentes formes d’expressions linguistiques, culturelles et politiques nouvellement adoptées ou renouvelées, éventuellement dans des corpus récents, notamment les formes de communication instantanée véhiculées par les nouvelles technologies. Ensuite s’interroger sur l’avenir de ces nouvelles formes d’expression citoyenne, d’examiner cette question cruciale de l’intérêt de ces mouvements citoyens au sein de la société africaine.

Quant au Chef de Programme du Point Sud, M. Issa Fofana, il axé son intervention sur des questions relatives à la liberté d’expression et d’opinions politiques qui sont au cœur de réflexions politiques et scientifiques. En effet, a-t-il soutenu, une nouvelle forme d’expressions citoyennes naissent avec l’apparition de ces nouveaux médias, des pratiques numériques. Ainsi, la liberté d’expression est une façon de manifester publiquement ses opinions  constituant un principe démocratique, a expliqué le Chef de Programme du Point Sud.

 Aïchatou Hamma Wakasso(onep)