La table de séance à l’ouverture des travaux
Le représentant du Haut-Commissariat des Nations Unis pour les Réfugiés (UNHCR), M. Patrice Ngow Diow, a procédé, le vendredi 20 février 2026 à Niamey, à l’ouverture des travaux de l’atelier de réflexion sur les résultats opérationnels et tactiques de l’année 2025. Cette rencontre vise à assurer la continuité des opérations, réduire les risques de sécurité et de protection et créer un environnement sûr et résilient.
Dans son allocution, le représentant de l’UNHCR, M. Patrice Ngow Diow a souligné que l’année 2025 a été exigeante et très délicate non seulement en raison des crises mondiales, mais aussi à cause des facteurs aggravants. Le Sahel, ajoute-t-il, est caractérisé par trois phénomènes majeurs qui sont l’insécurité, les difficultés socio-économiques et les aléas climatiques qui affectent durablement les populations, qu’elles soient hôtes ou réfugiées. « A ces difficultés s’ajoutent des crises politiques, des crises externes et des crises humanitaires », a-t-il fait savoir.
Malgré un contexte difficile, poursuit M. Patrice Ngow Diow, le Niger continue d’accueillir plus de 940 000 réfugiés dont des demandeurs d’asile et des personnes à risque. Cela, dit-il, signifie qu’en dépit de la pression et des contraintes, le Niger a choisi de rester aux côtés des personnes en déplacement. « J’exhorte à prendre du recul sur les chiffres. Beaucoup ont été validés par les autorités, ce qui nous rassure sur les données de planification. Mais au-delà des chiffres, il faut voir les femmes et les enfants qui souffrent et qui ont besoin que nous fassions mieux », a-t-il souhaité.

S’adressant aux experts et aux techniciens, M. Patrice Ngow Diow a rappelé qu’il n’y a pas de développement ni d’humanitaire sans sécurité. « En matière d’orientation sécuritaire, l’objectif repose sur trois piliers : assurer la continuité des opérations, réduire les risques de sécurité et de protection, et créer un environnement sûr et résilient afin de continuer à délivrer notre mandat humanitaire et de développement », a-t-il expliqué.
Par la suite, Mme Ursula Nathalie Dzietham, cadre de protection, a procédé à la présentation des résultats sur les réflexions stratégiques de l’année 2025. « Les données montrent principalement trois éléments : une hausse continue des réfugiés et demandeurs d’asile au cours des trois dernières années, dépassant 430 000 personnes ; une augmentation importante des déplacés internes, avec plus de 530 000 personnes affectées au quatrième trimestre 2025 ; et des dynamiques en constante évolution, notamment dans les régions de Tillabéri, Tahoua, Diffa et Maradi », a-t-elle précisé.
Elle a souligné que ces chiffres traduisent non seulement un besoin accru de sécurité pour les populations, mais aussi une pression accentuée sur les services publics, les communautés, ainsi que sur les capacités institutionnelles.
Des progrès concrets ont été enregistrés dans l’accès aux procédures d’asile, s’est réjouie Mme Ursula Nathalie Dzietham, avec une réduction notable de 40 % des arrivées de demandes d’asile à Agadez ».
En ce qui concerne la protection de l’enfance et la réponse aux violences basées sur le genre, elle a mentionné une augmentation significative du nombre d’enfants à risque assistés qui atteint désormais 20 000 enfants. « Des améliorations substantielles ont également été enregistrées dans la réponse aux violences basées sur le genre avec 62 % de la cible assistée, et davantage de structures communautaires désormais actives », a-t-elle affirmé.
Au terme de cette présentation, la directrice des migrations et des réfugiés, Mme Mohamed Binta Maïga a félicité le UNHCR pour l’organisation de ce cadre et pour leur partenariat avec l’Etat du Niger.
Hafissatou Mounkaila (Stagiaire)
