Comme des hérons blancs autour d’un bovidé, les Européens s’accrochent aux Américains dans la gestion du conflit russo-ukrainien. Sans avoir une réelle influence dans les négociations qui se passent plutôt entre les présidents Trump et Poutine, certains Chefs d’Etat européens font des pieds et des mains, pour ne pas dire des courbettes pour être à la table.
En fin de compte, le Président Trump a fini par les convier. A quel prix ? Juste par courtoisie. On les a vus, accueillis par la cheffe du protocole de la Maison Blanche à leur arrivée et conduits dans une salle par ‘‘une porte dérobée’’, où ils ont eu ‘‘un déjeuner de travail’’ entre eux en attendant que le président américain finisse de s’entretenir avec son hôte, son vrai hôte, le président Zelenski qu’il a accueilli lui-même à la porte officielle de la Maison Blanche.
Ces invités ‘‘à peine désirables’’ sont à Washington, non pas pour avoir une quelconque influence sur le processus engagé par Trump, mais juste pour se faire bonne image aux yeux de leurs opinions publiques, lasses des répercussions d’une guerre qu’elles n’ont jamais soutenue.
On l’a vu au cours de cette rencontre de Washington. D’abord le premier moment d’échanges entre Trump et Zelenski a été retransmis en direct sur les médias américains. Le deuxième moment a été un huis clos dans le bureau ovale entre ces deux Chefs d’Etat. Enfin, c’est au troisième moment que le Président Trump est venu, par courtoisie, retrouver les autres chefs d’Etat qui se sont fait inviter pour écouter ce que chacun d’eux pense ou espère du processus.
De tout ce que ces dirigeants européens attendaient, le président Trump n’a donné aucune garantie. Il n’a pas annoncé un cessez-le-feu immédiat ; il a réitéré que l’accord sera une affaire à trois (Poutine-Trump-Zelenski) ; qu’il y aura des concessions territoriales (ayant appartenu à l’Ukraine) ; il n’y aura pas de troupes américaines en Ukraine. Et Trump trouve toujours en Poutine un interlocuteur crédible pour arriver à une solution durable à cette crise. Malgré les vaines tentatives de quelques médias européens de donner une certaine crédibilité à la présence des dirigeants européens à la Maison Blanche, les observateurs avertis ont perçu, dans cet épisode, la soumission presque servile des européens aux USA. Seul réconfort, ces dirigeants ont eu droit à une visite guidée de l’armoire où le président Trump range sa collection de casquettes MAGA ‘’Make America Great Again’’.
En définitive, c’est Trump et Poutine qui détiennent la clé pour mettre fin à ce conflit. Toute autre gesticulation n’est que pure prétention doublée d’une hallucination. Les Européens le savent. Et les prochains jours nous le confirmeront.
Siradji Sanda (ONEP)
