Cinq mille (5 000) dollars US pour quitter leur patrie, leur terre, leur mémoire, leur histoire, leur personnalité et leur dignité. Bref, tout abandonner pour 5 000 dollars. C’est la ‘’proposition indécente’’ que fait Trump aux deux millions de Palestiniens de Gaza dans son fameux plan de reconstruction qui a fuité la semaine dernière.
Lorsqu’il avait émis l’idée de faire de Gaza ‘’la Côte d’Azur’’ du Moyen Orient, beaucoup d’observateurs de la politique mondiale ne l’avaient pas pris aux sérieux. A cette première annonce, l’on se souvenait du clip vidéo de promotion de ‘’New Gaza’’, des images générées par l’IA où on pouvait identifier Trump et ses amis milliardaires plastronner sur les plages et autres hôtels et appartements de luxe, bref un nouveau Gaza … mais sans les Gazaouis.
Cette seconde fuite du plan macabre de Trump finit par convaincre les plus sceptiques sur le sérieux du président américain quant au sort qu’il réserve aux Gazaouis, et plus globalement au peuple palestinien. Ce fameux plan qui mise sur une déportation soi-disant ‘’volontaire’’ des Gazaouis, n’a rien à envier au nazisme. Du reste, quelle option réserve Trump à ceux qui refuseraient de quitter leur Terre? Cet odieux plan prévoit de les confiner dans des ‘’zones sécurisées’’ qui ne sont ni plus ni moins que des ghettos ou des quartiers prisons.
Dans la logique de ce plan totalement irrationnel, le Premier ministre Israélien prévoit d’envoyer son armée (Tsahal) occuper la bande de Gaza. Qu’il s’agisse de Trump ou de Netayanhu, la logique est la même : déposséder tout un peuple de sa patrie, le déporter de la terre de ses ancêtres et le rendre apatride. L’un mise sur l’argent, l’autre sur la force. Même si les méthodes diffèrent, la finalité est la même et elle est contraire à la morale.
Pour l’instant, ce plan diabolique est à l’étape de projet. Il reste à savoir si ces deux dirigeants arriveront à leurs fins et si les pays du Proche et Moyen Orient et la communauté internationale dans son ensemble seront des complices passifs de ce nazisme du 21è siècle.
Siradji Sanda (ONEP)
