A la cantine scolaire de Dan Fountoua
Pour les enfants issus de familles vulnérables, un repas à l’école est une source de motivation pour fréquenter l’école. Les cantines scolaires garantissent ce repas chaud et équilibré, réduisant la faim et améliorant la concentration des élèves. En milieu rural, l’impact positif des cantines sur l’augmentation des inscriptions et la fréquentation assidue des cours est significatif. Chaque repas servi dans une cantine scolaire représente une chance supplémentaire pour les enfants de continuer à apprendre et de réussir. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a soutenu la création de cantines dans les quatre écoles de Dan Fountoua, accompagné d’un ensemble d’activités complémentaires telles que la mise en place de moulins, de jardins scolaires et de troupeaux. Cette initiative a permis d’améliorer la fréquentation et la rétention scolaire des enfants.
Dans le village de Dan Fountoua, l’implantation d’une cantine scolaire grâce au concours du Programme alimentaire mondial permet de rationner quatre cent quarante-sept (447) écoliers en raison d’un repas par jour. Cette agence onusienne, en collaboration avec l’État du Niger, appuie l’école en céréales, en huile et autres produits de consommation.
D’ores et déjà, cette politique de cantine scolaire porte ses fruits dans cette localité, car, d’après le directeur de l’école primaire de Dan Fountoua, M. Alkassoume Ousseini, à la veille de la création de la cantine en 2014, le nombre d’élèves était de cent soixante-dix-neuf (179) contre quatre cent quarante-sept (447) élèves en 2026. « C’est grâce à la cantine scolaire et aux activités complémentaires que le PAM et ses partenaires ont eu à faire, comme le moulin scolaire qui appuie les mamans dans leurs travaux. Il y a aussi les bourses adolescentes qu’il attribue à certains élèves », a noté le directeur de l’école.
Ainsi, pour davantage impliquer et responsabiliser la communauté dans la bonne marche de ces cantines, M. Alkassoume Ousseini a expliqué que le village apporte son soutien en cas de ruptures de stock et prend également en charge les frais des femmes chargées de préparer les repas. « Nous remercions vraiment le PAM de nous avoir soutenus sur ce plan, mais aussi de nous appuyer sur les sensibilisations en recrutant des relais ados qui sensibilisent les élèves », a-t-il fait savoir.
Une réussite à l’échelle communale
Pour l’inspecteur de l’enseignement primaire de la commune rurale de Dogo, M. Abdoul Razak Ibrahim Abdel Salam, la vulnérabilité des parents d’élèves constitue un frein pour l’éducation des enfants. Avec l’arrivée de ces partenaires, dit-il, l’identification des parents les plus vulnérables a permis d’accompagner les ménages et de mettre en place une prise en charge continue des enfants au niveau de l’école.
Ici, dans la commune rurale de Dogo, le Programme alimentaire mondial prend en charge dans toute la commune quinze mille huit cent quarante et un (15 841) élèves qui reçoivent chaque jour un déjeuner. Parmi ces élèves, a souligné l’inspecteur de l’enseignement primaire, huit mille quatre cent vingt-quatre (8 424) sont des filles. « Ça nous a permis vraiment de retenir les enfants à l’école. Ils viennent aussi à l’heure et partent quand il faut partir. Parce que c’était ça le problème, la ponctualité et l’assiduité », a apprécié M. Abdoul Razak Ibrahim Abdel Salam.
Par ailleurs, avec la mise en place d’initiatives comme les jardins potagers dans les écoles avec l’accompagnement du Programme alimentaire mondial et de la GIZ, ces jardins potagers portent déjà leur fruit selon l’inspecteur de l’enseignement primaire, car dorénavant, soutient-il, les écoles sont à même de prendre en charge trois à quatre plats par mois. « On tend déjà vers cette autonomie. On sent très bien que même dans le cas où le PAM s’en va, les écoles peuvent faire quelque chose. Bref, l’intervention de ces partenaires nous a apporté une bouffée d’oxygène. Regardez autour, vous constaterez très bien que ce n’est plus cette école rurale, c’est une école qui se veut moderne et la plupart des écoles, grâce à l’appui de ces partenaires, sont devenues comme ça », a relevé M. Abdoul Razak Ibrahim Abdel Salam.
Hamissou Yahaya (ONEP)
