Les organisations et acteurs de la veille citoyenne de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont rendu publique une déclaration, le samedi 21 mars 2026, à la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) Djado Sékou de Niamey. L’objectif est de dénoncer et rejeter la résolution du Parlement de l’Union européenne sur les affaires intérieures du Niger.
Dans cette déclaration, le président du Mouvement Urgence Panafricaniste du Niger, M. Abdourahamane Oumarou, a indiqué que les organisations et acteurs de la veille citoyenne de l’espace AES, réunissant les forces patriotiques du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ont pris connaissance de la récente résolution adoptée par le parlement européen relative à la situation politique au Niger, notamment en ce qu’elle exige la libération de l’ancien président Mohamed Bazoum. « Nous exprimons notre rejet ferme et sans équivoque de cette résolution que nous considérons comme une ingérence inacceptable dans les affaires souveraines d’un État membre de la Confédération des États du Sahel », a-t-il dit.
Derrière cette résolution, a-t-il poursuivi, se cache la main de la France. « Refusant d’accepter sa défaite historique dans le Sahel, la France, par ses réseaux d’influence et ses relais au sein des institutions européennes, instrumentalise le parlement européen pour tenter de reprendre, par des manœuvres politiques, ce qu’elle a perdu sur le terrain. Chassée militairement, rejetée politiquement, discréditée auprès de nos peuples, elle cherche aujourd’hui à revenir par la pression diplomatique et la manipulation institutionnelle », a fait savoir M. Abdourahamane Oumarou.
Par ailleurs, la déclaration met également en avant l’importance de la Confédération des États du Sahel, présentée comme une étape majeure vers une coopération renforcée entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, fondée sur la solidarité, la sécurité et l’indépendance. « Ni la France, ni l’Union européenne, ni aucune puissance étrangère ne décidera à la place de nos peuples », a-t-elle précisé.
Il a enfin lancé un appel à une mobilisation citoyenne massive et pacifique dans l’ensemble des États membres de la Confédération face aux tentatives de pression extérieure. « À cet effet, des manifestations populaires seront organisées le samedi 28 mars 2026 dans les villes et les campagnes du Burkina Faso, du Mali et du Niger afin de réaffirmer l’attachement indéfectible de nos peuples à leur souveraineté, d’exprimer le rejet de toute forme d’ingérence extérieure et de manifester le soutien des populations à la Confédération des États du Sahel », a conclu M. Abdourahamane Oumarou.
Abdoussalam K. Mouha (ONEP)
