Photo de famille des participants à l’atelier
Du 20 au 22 avril 2026, la région de Dosso a accueilli l’atelier national de vulgarisation du règlement communautaire de l’UEMOA relatif à la prévention des risques biotechnologiques. Organisé par le Ministère de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement avec l’appui financier de l’UEMOA, cet atelier s’inscrit dans la dynamique de consolidation des politiques publiques sous le leadership du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, président de la République, Chef de l’État, et avec l’engagement du Gouvernement conduit par M. Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier ministre.
Dans son discours d’ouverture, le Colonel Soumaïla Laouali, directeur général des Eaux et Forêts et représentant du ministre Abdoulaye Maïzama, a rappelé que la biosécurité constitue désormais un levier stratégique de souveraineté, de sécurité nationale et de développement durable. Il a insisté sur la nécessité de passer d’un cadre normatif à un dispositif pleinement opérationnel capable de prévenir et de gérer efficacement les risques liés aux organismes vivants modifiés.
Le Niger dispose déjà d’un arsenal juridique et stratégique comprenant la loi n°2019-48 relative à la prévention des risques biotechnologiques, la Stratégie nationale de biosécurité et son plan d’action ainsi que l’intégration des priorités nationales dans le cadre du FEM-9 (2026–2030). Toutefois, la consolidation de ce dispositif requiert une mise en œuvre progressive et coordonnée appuyée par le renforcement des capacités techniques, institutionnelles et scientifiques.
Au nom de la Commission de l’UEMOA, M. Konan Ernest a salué l’accueil chaleureux des autorités nigériennes et rappelé que l’adoption du règlement communautaire traduit la volonté des États membres de « mutualiser leurs efforts afin d’assurer une gestion cohérente, efficace et sécurisée des biotechnologies modernes ». Il a mis en avant les défis liés à la mise en œuvre, notamment la formation continue des acteurs, l’équipement des laboratoires nationaux et la diffusion large des dispositions réglementaires. La Commission, a-t-il assuré, « demeure pleinement disposée à accompagner le Niger dans cette dynamique afin de contribuer à la mise en place d’un système national de biosécurité fonctionnel, cohérent et durable ».
Le point focal biosécurité, Dr Alhassane Mahamadou, a quant à lui replacé l’atelier dans son contexte stratégique. Selon lui, « il ne s’agit plus seulement d’encadrer les biotechnologies, mais de garantir que leur développement se fasse dans un cadre maîtrisé, sécurisé et souverain ». Il a rappelé que dix-sept projets de textes d’application seront examinés lors d’un prochain atelier afin de consolider un dispositif national pleinement opérationnel.
Il faut noter également que la biosécurité est un enjeu transversal et structurant, en interaction directe avec la préservation des écosystèmes et de la biodiversité, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la santé humaine et animale ainsi que la souveraineté scientifique et technologique. Elle contribue à l’ancrage du Niger dans les dynamiques régionales et internationales, notamment à travers le cadre mondial de la biodiversité de Kunming–Montréal.
Auparavant, le conseiller du gouverneur de la région de Dosso, M. Marou Yarou, a exprimé la satisfaction des autorités locales d’accueillir cette rencontre dans la cité historique des Djermakoyes. Il a rappelé que la biosécurité « s’impose aujourd’hui comme un enjeu majeur de développement durable et de résilience des systèmes socio-économiques », et que la région de Dosso, de par sa vocation agro-pastorale et son rôle de carrefour d’échanges, occupe une place stratégique dans la mise en œuvre des dispositifs de contrôle et de coordination. Il a réaffirmé la disponibilité des autorités régionales à accompagner cette dynamique en étroite collaboration avec les autorités nationales et les partenaires techniques et financiers, avant de souhaiter plein succès aux travaux.
Abdoul Moumouni Mahamane
ONEP Dosso
