Moustapha Alou
Le ministre chargé du Commerce, les Gouverneurs des régions, les Préfets des départements et les Administrateurs Délégués des communes ont été instruits par le gouvernement, chacun en ce qui le concerne, de veiller au respect strict de la mesure portant interdiction de sortie des céréales de notre pays.
En effet, le Conseil des Ministres réuni il y a quelques jours, sous la présidence du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a décidé de renouveler cette mesure prise l’année dernière et qui a permis de garantir la disponibilité des denrées alimentaires sur les marchés et de prévenir la hausse des prix.
Compte tenu justement de l’impact positif de cette interdiction, il est apparu nécessaire pour le gouvernement de reconduire cette décision qui rentre dans la droite ligne des orientations de la refondation et qui, au surplus, permettra une fois encore d’assurer l’approvisionnement régulier du marché national au profit des populations nigériennes des villes et des campagnes.
Effectivement, depuis quelques temps, sous l’effet combiné de plusieurs facteurs dont la mesure d’interdiction d’exportation des céréales, l’on a constaté une tendance baissière des prix de différentes denrées alimentaires produites dans notre pays et surtout leur disponibilité sur les marchés.
Cette mesure salutaire, à plus d’un titre, intervient au moment où l’Etat met en œuvre l’axe 3 de la Vision pour un Niger véritablement indépendant et prospère du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, dont le Programme Grande Irrigation est l’action phare .
Le 3 août 2025, devant les populations de Tirmini et de ses environs, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani a donné un aperçu clair sur les objectifs de la refondation dans le domaine agricole. Ainsi, la production des céréales et particulièrement celle du riz.
Réduire l’importation du riz, produire suffisamment les céréales, exploiter toutes les potentialités agricoles, développer des chaînes de valeur agropastorales et le développement des cultures irriguées, bref atteindre la souveraineté alimentaire tels sont les maîtres mots qui caractérisent la vision du Chef de l’Etat dans ce secteur combien important pour notre pays.
Convaincu que l’atteinte de la souveraineté alimentaire passe par la protection de la production nationale et sa maîtrise, le gouvernement a, par conséquent, décidé d’assumer ses responsabilités et choix stratégiques comme il l’a si bien fait il y a un an. Il est donc patent que, dans le Niger nouveau, la production nationale doit répondre aux besoins nationaux d’abord et avant tout, d’où cette décision gouvernementale de renouveler l’interdiction de sortie des céréales. Il est également tout aussi clair que produire pour nous-mêmes et par nous-mêmes demeure assurément un idéal qui sera non seulement ancré dans les esprits mais une réalité dans le Niger d’aujourd’hui.
Cependant, au nom de la solidarité agissante, l’exportation des céréales est autorisée vers les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), le Burkina Faso et le Mali en l’occurrence. Cette exception cadre parfaitement avec l’esprit qui gouverne l’AES et les ambitions des trois Chefs d’Etat de la Confédération dont les peuples sont déterminés à rester solidaires, unis et déterminés à cheminer ensemble vers le développement de notre espace commun.
Moustapha Alou (ONEP)
