Du riz localement produit et de bonne qualité à 10 500 Francs CFA le sac de 25 kg contre 14 000 F pour le riz importé. C’est le cadeau du début d’année qu’a offert l’Office National des Aménagements Hydro-agricoles (ONAHA) aux populations à travers cette foire lancée le 28 janvier au Palais du 29 juillet. Cette exposition-vente est surtout une fenêtre sur les résultats du Programme Grande Irrigation (PGI) initié par le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani et mis en œuvre par le gouvernement depuis plus de deux ans.
Pourtant, il y a quelques années seulement, le Niger importait de très gros tonnages de riz pendant que les berges du fleuve Niger, des cours et plans d’eau ainsi que les bas-fonds restaient vierges. Au même moment, une main d’œuvre jeune quittait massivement le pays pour l’exode et des aventures souvent tragiques en direction d’autres horizons.
Il y a quelques années encore, la grande majorité des Nigériens croyait que le riz ne peut être produit qu’au bord du fleuve et avec des installations particulières. Pendant ce temps, des opérateurs économiques usaient et abusaient de leur monopole sur l’importation du riz pour manipuler les prix de cette denrée fortement consommée dans les ménages nigériens.
Mais, un homme a voulu changer cette triste réalité et ses idées préconçues et entretenues. Cet homme a voulu que les Nigériens produisent ce qu’ils consomment en priorisant la riziculture. C’est ainsi que le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a initié à la suite des événements du 26 juillet 2023, le Programme Grande Irrigation. Des terres arables ont été aménagées un peu partout à travers le pays. Mais, le fait et l’effet les plus marquants ont consisté à la conscientisation des populations.
En effet, dans tous ses discours et à toutes les occasions, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a appelé et incité les Nigériens à compter sur eux-mêmes et sur leurs propres efforts. Un discours qui tranche d’avec la mentalité d’assisté et les politiques conçues et fondées sur une sorte de mendicité d’Etat, où tout est attendu des partenaires techniques et financiers.
La rupture fut difficile tant les discours jusqu’alors tenus par les tenants du pouvoir ont inhibé l’esprit créatif des Nigériens, entamé leur volonté de travailler dur pour gagner leur pain. Ces discours ont installé la mentalité de dépendance à l’aide extérieure, la recherche du gain facile et les raccourcis pour s’enrichir illicitement sur le dos de l’Etat en détournant sans honte ni vergogne les maigres deniers publics.
Mais depuis, environ trois (03) ans, les lignes bougent, les choses sont en train de changer et les Nigériens retrouvent le goût de l’effort. Cette réalité est d’autant plus vraie dans le domaine de la production agricole et rizicole en particulier. Aujourd’hui, le riz local est disponible sur presque toute l’étendue du territoire national, et cela grâce à la vision du Chef de l’Etat.
Aussi, à la lumière de ces succès, on peut aisément affirmer que le Général Tiani est en train de réaliser, dans le domaine agricole, ce qu’a fait le feu Président Mamadou Tandja dans le domaine des hydrocarbures à travers l’installation de la raffinerie de pétrole à Zinder.
Les hydrocarbures, l’énergie et l’alimentation sont justement les principaux leviers sur lesquels les ennemis du processus de libération de notre pays ont voulu tirer pour compromettre la conquête de la souveraineté engagée par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani et ses compagnons du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), soutenus par le peuple nigérien.
En définitive, il est loisible de soutenir, sans risque de se tromper, que le Chef de l’Etat est en passe de gagner son pari : celui de la sécurité alimentaire pour les Nigériens et par les Nigériens ; sans faire trop de grandes annonces mirobolantes, mais avec seulement des actes concrets, de l’engagement et de la foi dans ce que nous faisons. C’est cela le nouveau Niger.
Siradji Sanda (ONEP)
