Les participants à l’atelier se pencheront sur la validation d’un référentiel des prix adapté au Niger
Le directeur général du Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage, Fonds d’Etat (FAFPA-FE) M. Mounahi Abdoulphata, a présidé le mercredi 8 avril 2026 à Niamey, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du référentiel des coûts unitaires fixes et harmonisés par type de formation financée par le FAFPA-FE. Durant trois (3) jours, les participants auront à examiner le rapport provisoire pour l’amender sans complaisance, et valider un référentiel qui soit à la fois réaliste, applicable sur le terrain et suffisamment robuste pour résister aux dérives.
Le directeur général du Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage, Fonds d’Etat, M. Mounahi Abdoulphata, a déclaré que le référentiel des coûts unitaires est une arme décisive en vue d’instaurer la rigueur, l’efficacité et la transparence dans le secteur. « Nous nous retrouvons dans un contexte national profondément renouvelé, celui de la mise en œuvre du Programme de la Refondation de la République (PRR) 2025-2029. Ce programme, voulu par son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, fait de l’accélération des réformes sociales et du développement du capital humain un axe stratégique majeur. Le FAFPA-FE, en tant que bras séculier de l’Etat pour l’insertion et la formation professionnelles, est placé au cœur de cette ambition de souveraineté, et, ce, à travers le financement du développement des compétences techniques et professionnelles », a-t-il ajouté.
Pendant des années, a poursuivi M. Mounahi Abdoulphata, le FAFPA-FE a financé des formations selon la source de financement parce qu’il ne disposait pas d’un même barème des coûts par type de formation. « Cette situation, je la qualifie sans détour : elle n’est ni équitable, ni rigoureuse, ni soutenable. Pas équitable, car pour des résultats identiques, nous n’avons pas traité nos bénéficiaires ni nos opérateurs avec la même règle. Pas rigoureuse, car sans coût de référence, toute planification devient un exercice approximatif et toute budgétisation, un pari. Pas soutenable, car dans un contexte où chaque franc compte, où l’Etat exige de nous des résultats mesurables, nous ne pouvons plus nous permettre l’approximation », a soutenu M. Mounahi Abdoulphata.
Cet outil, a poursuivi le directeur général du FAFPA-FE, ne sera pas une simple grille administrative. « Ce sera notre boussole financière et pédagogique. Il nous permettra de répondre à trois exigences fondamentales de la Refondation. La transparence : plus de coûts opaques ou variables selon les projets. Nous saurons ce que nous achetons, et à quel prix juste ; l’efficacité : nous pourrons comparer, évaluer, et surtout, concentrer nos ressources sur ce qui marche vraiment ; l’équité territoriale : un jeune formé à Diffa, à Tillabéri ou à Niamey doit bénéficier de la même qualité au même coût maitrisé. Un fonds qui ne maitrise pas ses coûts unitaires est un fonds qui ne peut pas maitriser sa mission », a-t-il souligné.
En définitive, le directeur général du FAFPA-FE a demandé aux participants de faire preuve d’un esprit critique et constructif. « Je ne veux pas de validation de façade. Je veux des débats francs, des propositions opérationnelles, et un référentiel que nous pourrons défendre devant le gouvernement, nos partenaires et devant les jeunes qui attendent », a-t-il affirmé.
Farida. A. Ibrahim (ONEP)
